Chargée de la production, du transport et de la distribution de l’électricité sur l’ensemble du territoire national, la Société Nationale d’Électricité (SNEL), créée en 1970, ne remplit plus sa mission.
La société fait face à d’importants défis liés à la vétusté de son réseau, entraînant des pertes d’énergie et des coupures fréquentes, et ce malgré l’existence de projets de modernisation en cours.
La SNEL ressemble aujourd’hui à un moribond, vidée de sa substance : un malade agonisant, constamment maintenu en état de réanimation. Bien que le secteur de l’électricité ait été libéralisé, la SNEL n’assume pas son rôle comme elle le devrait. Les causes sont multiples. Outre la vétusté du matériel, le boom démographique a sensiblement réduit les capacités de desserte en électricité, alors que la demande ne cesse d’augmenter.
Au-delà de ces éléments purement techniques, il convient également d’épingler la problématique du surnombre du personnel. On dénombre une multitude de cadres plus consommateurs que producteurs. Une véritable bureaucratie, toujours prête à se servir plutôt qu’à servir la population et l’entreprise elle-même. À titre illustratif, la SNEL compte à ce jour une pléthore de directeurs grassement rémunérés.
La société est soumise à l’obligation de consacrer près de 90 % de ses ressources financières non pas à l’investissement ou au renouvellement de ses équipements, mais à la rémunération des hauts cadres. Certains partenaires financiers sont loin d’inspirer confiance. Inga, principal barrage du pays, ne connaît toujours pas d’amélioration significative de ses équipements en vue d’adapter la SNEL à la nouvelle donne énergétique.
Dès lors, une question demeure : à quand la fin de ce cauchemar ?
Zamenga Odimbale





