La question mise en exergue mérite d’être examinée avec lucidité et profondeur. Ce n’est pas sans raison. À scruter de près les faits et gestes des religieux protestants et catholiques récemment reçus à Goma par le seigneur de guerre Corneille Nangaa, on n’est pas loin de répondre par l’affirmative.
L’opinion publique se souviendra que la visite des religieux dans la ville volcanique a suscité de vives critiques au sein de la population. Nangaa et son AFC/M23 venaient alors de massacrer des milliers de personnes lorsque les chefs religieux ont atterri dans une ville en ruines. Une façon, pour certains observateurs, de saluer les œuvres du pion de Kagame. Les commentaires ont fusé dans tous les sens.
Nangaa serait-il ce « courageux » dont Monseigneur Donatien N’Shole a souvent fait mention dans ses différentes sorties médiatiques ? Des observateurs avertis soupçonnent même un soutien financier des deux Églises à ce garçon de courses du Rwanda, auteur, à ce jour, du désastre humanitaire en cours dans l’Est de la République démocratique du Congo. Nangaa, au service du mal, bénéficie aussi de soutiens internes œuvrant à la destruction du pays. Mais qu’à tout bout de champ, Nangaa et ses soutiens se rassurent déjà de leur échec : nul ne peut prétendre vaincre l’armée populaire.
Ceux qui ont déjà pris connaissance d’une quelconque sortie de Corneille Nangaa comprendront que sa guerre ne repose sur aucun idéal susceptible d’attirer des personnes sérieuses. Ceux qui le suivent sont d’ores et déjà vomis par la patrie.
Zamenga Odimbale





