Obsèques organisées par le M23/AFC : « C’est odieux que des semeurs de mort s’arrogent un tel droit » (Patrick Muyaya)

 

Le porte-parole du gouvernement congolais, Patrick Muyaya, s’est exprimé avec fermeté ce jeudi 8 janvier lors d’un briefing presse, à propos des obsèques organisées à Goma, chef-lieu de la province du Nord-Kivu, par les rebelles du M23/AFC, soutenus par le Rwanda.

Selon le ministre de la Communication et Médias, ces funérailles publiques, organisées au stade de l’Unité, relèvent d’une opération de propagande visant à discréditer le gouvernement et les Forces armées de la RDC (FARDC), plutôt que d’un acte de compassion envers les victimes.

Patrick Muyaya estime que cette mise en scène constitue une violation du respect dû aux morts et un affront à la dignité des familles endeuillées, d’autant plus que, selon lui, les populations locales auraient été empêchées d’enterrer leurs proches dans la dignité.


« C’est tellement odieux que ceux qui sont reconnus comme semeurs de la mort et de la désolation s’autorisent comme le fils qui imite sûrement le père à faire de la propagande autour des morts. Il n’y a aucun acte posé par ces criminels qui restera impuni. Comment peut-on organiser un événement de propagande, interdire aux uns et aux autres d’enterrer leurs morts, simplement pour faire ce show, malheureusement, sur des compatriotes décédés ? », a-t-il déclaré.

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Le porte-parole du gouvernement a également tenu à rassurer sur la mobilisation des autorités congolaises face à la situation sécuritaire dans les zones occupées. Il a exprimé la solidarité du gouvernement envers les populations de Goma, Bukavu et de toutes les localités sous occupation, saluant leur courage et leur résilience.

Dans la foulée, Patrick Muyaya a dénoncé ce qu’il qualifie d’indécence et d’inhumanité dans la mise en scène de ces obsèques, rappelant les lourds bilans humains attribués aux violences armées dans l’Est du pays.

« En quatre jours, dix mille compatriotes ont été tués. En juillet, plus de 300 compatriotes, principalement de la communauté Hutu, ont été massacrés. Entre Kamanyola et Uvira, en quelques jours, 1 500 compatriotes ont perdu la vie. Nous n’oublions pas non plus tous ceux qui sont tués innocemment », a-t-il conclu.

Ces déclarations s’inscrivent dans un contexte de fortes tensions sécuritaires et diplomatiques, alors que Kinshasa continue d’accuser le M23/AFC et ses soutiens d’être responsables de graves violations des droits humains dans l’Est de la RDC.

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Frank Kalonji

 

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