Nord-Kivu : une attaque attribuée aux ADF fait au moins 5 morts à Lubero

 

Une nouvelle incursion meurtrière attribuée aux rebelles des Forces Démocratiques Alliées (ADF) a endeuillé le village de Mausa, dans la localité de Lukono, groupement Mwenye, chefferie de Baswagha, en territoire de Lubero (Nord-Kivu). Les faits se sont produits dans la soirée du mardi 13 janvier 2026, replongeant cette zone dans un climat de peur et d’insécurité.

Selon la Nouvelle Société civile du groupement Mwenye, l’attaque est survenue aux environs de 17 heures locales. Son coordonnateur, Jérémy Muthano, fait état d’un bilan provisoire d’au moins cinq civils tués, tandis que plusieurs autres personnes sont toujours portées disparues. Les assaillants ont également incendié plusieurs habitations ainsi que l’église kimbanguiste de Mausa, laissant derrière eux un village partiellement ravagé.

La société civile locale déplore l’inaction des autorités face aux alertes lancées par la population avant l’attaque. Elle met également en cause l’inefficacité du groupe d’autodéfense Wazalendo, pourtant déployé dans la zone, à empêcher cette incursion armée. Une partie des habitants réclame désormais le retrait de ces miliciens, estimant qu’ils ne remplissent plus leur mission de protection des civils.

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Il convient de souligner que le village de Mausa n’avait plus enregistré d’attaque attribuée aux ADF depuis près d’une année, une accalmie brutalement interrompue par cette nouvelle offensive. D’après des sources locales, les assaillants seraient arrivés par les axes de Sebwe et Singyambale, après avoir tué quatre autres personnes dans les environs de Biambwe, chef-lieu du groupement Manzia.

Dans la nuit, les habitants de Mausa ainsi que ceux des villages voisins de Kilegha, Mwenye, Masoya, Lumbu et Mandelia ont fui leurs habitations, trouvant refuge dans des zones jugées plus sûres, par crainte de nouvelles violences. À ce stade, aucune réaction officielle des autorités locales ou des services de sécurité n’a été enregistrée. Sur le terrain, la tension reste vive dans cette partie du territoire de Lubero, où la menace des groupes armés demeure persistante.

JC Mbafumoja

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