RDC : Washington prêt de sanctionner Paul kagame et accuse le M23 et le Rwanda d’être responsables des dernières violences

 

Lors d’un entretien accordé à FRANCE 24, le conseiller principal des États-Unis pour l’Afrique, Massad Boulos, a pointé du doigt le M23 et le Rwanda comme principaux responsables de la récente flambée de violences en République démocratique du Congo. Cette prise de position officielle de Washington intervient dans un contexte sécuritaire particulièrement tendu à l’est du pays, marqué par des affrontements récurrents, des déplacements massifs de populations civiles et une inquiétude croissante de la communauté internationale face au risque d’escalade régionale.

Selon le responsable américain, la reprise des hostilités constitue une « violation grave » de l’accord de Washington signé en 2025, censé ouvrir une nouvelle phase de désescalade et de stabilisation. Les autorités américaines se sont également dites « extrêmement déçues » par la prise de la ville d’Uvira par les rebelles, un épisode perçu comme un signal négatif pour les efforts diplomatiques en cours. Même si un retrait partiel des forces rebelles a été observé par la suite, Washington estime que la confiance reste fragilisée et que des garanties concrètes sont nécessaires pour éviter une reprise généralisée des combats.

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Massad Boulos n’a par ailleurs pas exclu l’éventualité de sanctions ciblées contre le président rwandais Paul Kagame, tout en laissant la porte ouverte à une coopération diplomatique. Cette position traduit un équilibre délicat entre pression politique et volonté de maintenir un dialogue régional, les États-Unis espérant encore que Kigali puisse jouer un rôle constructif dans la recherche d’une solution durable au conflit dans l’est congolais.


S’exprimant en marge de la Conférence de sécurité de Munich, le conseiller de Donald Trump a insisté sur le fait que l’accord de Washington ne représente qu’un point de départ. Selon lui, la stabilisation de la RDC nécessitera du temps, des engagements vérifiables sur le terrain, ainsi qu’une implication coordonnée des acteurs régionaux et internationaux pour traiter à la fois les causes sécuritaires, politiques et humanitaires du conflit.

Sur un autre dossier diplomatique, le responsable américain a confirmé que les États-Unis reconnaissent le Sahara occidental comme territoire du Maroc, réaffirmant une position déjà exprimée par Washington. Il a néanmoins souligné le rôle « absolument utile » de l’Algérie dans les discussions impliquant le Front Polisario et la Mauritanie, récemment organisées à Madrid.

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Les États-Unis estiment enfin que toute issue durable, que ce soit en RDC ou au Sahara occidental, devra reposer sur un accord mutuellement acceptable par l’ensemble des parties, condition essentielle pour garantir une paix stable et prévenir de nouvelles tensions régionales.

Gracient Martin Mwangala

 

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