Cinq (5) combattants des Forces Démocratiques Alliées (ADF) ont été neutralisés et plusieurs otages libérés lors d’une opération militaire conjointe menée dans le secteur de Bapere, en territoire de Lubero, au Nord-Kivu. Selon une communication officielle faite mardi 24 mars à Beni par le porte-parole des opérations Sokola 1 Grand Nord, le lieutenant Marc Elongo Kyondwa, les forces conjointes des FARDC et de l’armée ougandaise (UPDF) ont mené une offensive ciblée dans la forêt située en périphérie de la rivière Lindi, précisément à Asangwa.
Parmi les rebelles abattus figure Difenda Kasibandi, présenté comme un leader influent de nationalité ougandaise au sein de ce groupe armé. Au cours de cette opération, plusieurs civils retenus en captivité par les ADF ont été libérés, sans que leur nombre exact ne soit précisé. L’armée congolaise a, à cette occasion, mis en garde toute personne collaborant avec les groupes armés actifs dans la région, les accusant de contribuer à l’instabilité persistante dans l’Est de la République Démocratique du Congo.
Parallèlement aux opérations militaires, la justice renforce la pression contre les responsables de ces exactions. L’auditorat militaire de garnison de Butembo a émis, en janvier 2026, deux mandats d’arrêt visant des hauts responsables des ADF, dont leur chef présumé, Moussa Seka Baluku. Le premier mandat, daté du 6 janvier, accuse ce dernier d’être impliqué dans les attaques meurtrières perpétrées le 1er janvier dans les localités de Katanga, Maendeleo et Kilonge, dans le secteur de Bapere. Ces violences avaient fait au moins une vingtaine de morts parmi les civils, selon la société civile locale.
Un second mandat, signé le 28 janvier, vise plusieurs commandants du groupe armé, notamment Abou Akasi, Chalamanda, Docta Kabogo, Difenda Kabibande et Seka Umaru. Ils sont poursuivis pour leur rôle présumé dans des attaques et embuscades sanglantes enregistrées entre le 7 et le 24 janvier 2026, notamment à Mahusa, Musenge et sur l’axe Njiapanda-Manguredjipa.
JC Mbafumoja





