La Lutte pour le Changement (LUCHA) a appelé au règlement pacifique des différends politiques en République démocratique du Congo et rejeté toute tentative de maintien au pouvoir du président Félix-Antoine Tshisekedi au-delà des limites constitutionnelles. Cette position a été rendue publique mercredi 21 octobre 2026 à Kisangani, chef-lieu de la province de la Tshopo.
Dans une déclaration lue par son militant Lambert Bakonda, ce mouvement citoyen a dénoncé le recours aux armes attribué à l’ancien président Joseph Kabila. Il estime que les rivalités entre acteurs politiques ne doivent pas conduire à de nouvelles violences susceptibles de mettre en danger la vie des Congolais.
« Aucun différend politique, aussi profond soit-il, ne saurait justifier le recours aux armes au détriment de la sécurité et de la vie des Congolais », souligne la LUCHA.
L’organisation interpelle également les autorités sur les mesures prises pour prévenir les menaces sécuritaires dont elles auraient été informées plusieurs mois auparavant.
Sur le plan institutionnel, la LUCHA s’oppose à toute révision de la Constitution qui viserait à permettre à Félix Tshisekedi de prolonger son séjour à la tête du pays au-delà des limites prévues par la loi fondamentale. Elle estime que le respect de l’ordre constitutionnel et de l’alternance démocratique est essentiel pour préserver la stabilité politique du pays.
Le mouvement citoyen met également en cause les arrangements politiques conclus après les élections de décembre 2018, qu’il considère comme l’un des facteurs à l’origine des tensions actuelles entre Joseph Kabila et Félix Tshisekedi. Il reproche aux deux camps d’avoir privilégié leurs intérêts politiques au détriment des attentes de la population.
S’agissant du conflit dans l’Est de la RDC, la LUCHA réclame le respect du cessez-le-feu conformément aux engagements pris dans le cadre des processus de Doha et de Washington. Elle demande également la mise en place de couloirs humanitaires sécurisés pour permettre l’acheminement de l’aide aux populations affectées par les violences et confrontées au manque de produits de première nécessité.
Pour favoriser une sortie durable de la crise, l’organisation plaide enfin pour un dialogue national inclusif, fondé sur les initiatives de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) et de l’Église du Christ au Congo (ECC), avec l’accompagnement de l’Union africaine et des Nations unies.
La LUCHA insiste sur la nécessité de parvenir à des solutions durables aux problèmes politiques et sécuritaires du pays, plutôt que de reproduire des arrangements entre responsables politiques fondés sur un nouveau partage du pouvoir.
Emery Lucky Poya





