Onze personnes, dont cinq non-cas, sont sorties du Centre de traitement Ebola (CTE) de Katwa, à Butembo, dans la province du Nord-Kivu, entre jeudi 15 et vendredi 16 octobre 2026, dans le cadre de la riposte contre l’épidémie de la maladie à virus Ebola, liée à la souche Bundibugyo en République démocratique du Congo.
Huit personnes, parmi lesquelles trois non-cas, ont quitté le centre jeudi 15 octobre, tandis que trois autres, dont deux non-cas, ont été libérées vendredi 16 octobre.
Parmi les personnes sorties figure Kambale Mwirawavake, admis au CTE le 5 septembre après avoir contracté la maladie alors qu’il prenait soin d’un membre de sa famille atteint d’Ebola. Après plusieurs semaines de prise en charge, il a pu quitter le centre le 15 octobre.
À sa sortie, il a appelé la population à ne pas se fier aux rumeurs accusant le personnel soignant de provoquer la mort des patients. Il a plutôt témoigné de la qualité des soins reçus et de l’accompagnement assuré par les équipes médicales durant son séjour.
Un autre patient libéré, Matthieu Very, est un infirmier venu de Byakato, dans la province de l’Ituri. Il affirme avoir contracté la maladie auprès de patients qu’il soignait dans une structure sanitaire de cette région, dont certains sont décédés. Après l’apparition des symptômes, il s’est rendu au CTE de Katwa pour bénéficier d’une prise en charge médicale.
L’infirmier indique également avoir sensibilisé quatre personnes présentant des symptômes suspects ou ayant été en contact avec des personnes décédées, afin qu’elles se rendent dans un centre spécialisé. À sa sortie, il a exhorté les communautés à respecter les consignes des agents de santé et à consulter rapidement les structures sanitaires en cas de symptômes suspects ou d’exposition à un cas d’Ebola.
Le terme « non-cas » désigne une personne suspectée d’être infectée par le virus Ebola, mais dont les examens de laboratoire ne confirment pas l’infection.
Selon le rapport de la riposte du 10 octobre 2026, dix-huit autres personnes guéries, dont un médecin dans la province de la Tshopo, avaient été libérées des centres de traitement. Ce même rapport faisait également état de la détection de l’épidémie dans une nouvelle zone de santé.
Emery Lucky Poya





