Jean-Claude Katende, président de l’Association africaine de défense des droits de l’homme (ASADHO), estime que Félix Tshisekedi a remporté une première victoire sur Joseph Kabila en contraignant l’ancien président de la République à sortir de sa cachette pour s’afficher publiquement et assumer, selon lui, son rôle de chef de la rébellion. À travers cette analyse, l’acteur de la société civile met en avant un changement dans la position politique de Joseph Kabila, qui, après avoir dirigé le pays pendant plusieurs années, se retrouve aujourd’hui au centre des accusations liées à la crise sécuritaire en RDC.
Pour Jean-Claude Katende, ce changement de position ne doit pas être considéré comme anodin. Il souligne le contraste entre les fonctions qu’a exercées Joseph Kabila pendant 21 ans et la situation dans laquelle il se trouve actuellement. « Partir de la position d’ancien Président de la République pour devenir un chef rebelle, ça ne devrait pas être une décision facile pour celui qui a été appelé durant 21 ans : le monsieur le Président de la République, chef de l’Etat », affirme-t-il. Cette déclaration traduit sa lecture de l’évolution du rapport de force entre Félix Tshisekedi et son prédécesseur, dans un contexte où les enjeux politiques et militaires restent particulièrement sensibles.
Toutefois, Jean-Claude Katende reconnaît que la suite des événements demeure incertaine. « La suite de ce feuilleton, il n’y a que Dieu qui la connait », déclare-t-il, soulignant les nombreuses inconnues qui entourent l’évolution de la crise. Il rappelle que le déclenchement d’une guerre ne permet pas d’en déterminer à l’avance la durée ni l’issue. « On sait quand la guerre commence, mais personne ne sait quand elle va finir et qui va la gagner », ajoute-t-il. Cette mise en garde montre que, malgré ce qu’il considère comme une première victoire de Félix Tshisekedi sur Joseph Kabila, le dénouement de la confrontation reste imprévisible.
En conclusion, Jean-Claude Katende appelle à la fin des hostilités en lançant un message sans équivoque : « Alors, faisons taire les armes ! » Au-delà de son analyse du rapport de force entre les deux personnalités, son intervention met en lumière les conséquences humaines de la guerre et la nécessité de privilégier la paix. Pour lui, quelle que soit l’évolution de la situation entre Félix Tshisekedi et Joseph Kabila, la priorité demeure la cessation des violences afin d’éviter de nouvelles pertes en vies humaines.
Gracient Martin Mwangala





