Tshopo : l’Assemblée provinciale demande un moratoire de 12 mois sur les baleinières en bois

 

Le président de l’Assemblée provinciale de la Tshopo, Kanga Londimo Mateus, sollicite du gouvernement central un moratoire d’au moins douze mois sur l’application de la mesure relative aux baleinières en bois. Cette démarche vise à préserver l’approvisionnement de Kisangani et des territoires de la province en produits de première nécessité, tout en permettant aux opérateurs de préparer la transition vers des moyens de transport plus sûrs.

Dans une correspondance adressée au vice-Premier ministre, ministre des Transports, Voies de communication et Désenclavement, à Kinshasa, le président de l’organe délibérant souligne les risques de pénuries alimentaires et de hausse des prix que pourrait entraîner l’application immédiate de cette mesure, en l’absence de solutions alternatives adaptées.

Kanga Londimo Mateus reconnaît les efforts du gouvernement visant à renforcer la sécurité du transport fluvial et à prévenir les naufrages ainsi que les pertes en vies humaines. Il rappelle néanmoins que la Tshopo, en raison de son enclavement, dépend fortement de la navigation fluviale pour son approvisionnement.

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Le transport par baleinières joue notamment un rôle important dans l’acheminement des produits agropastoraux vers la ville de Kisangani et dans la desserte des territoires d’Isangi, d’Opala, de Basoko, de Yahuma et d’Ubundu en denrées alimentaires et autres biens essentiels.

Face à ces contraintes, le président de l’Assemblée provinciale demande, en premier lieu, le report de l’application de la mesure jusqu’à la mise en place de solutions de remplacement tenant compte des réalités des voies navigables de la province.

À défaut d’un report sans échéance déterminée, il propose une période transitoire d’au moins douze mois, durant laquelle les baleinières en bois pourraient continuer à transporter des marchandises, sous réserve du respect strict des exigences techniques et des règles de sécurité en vigueur.

Cette proposition prévoit toutefois le maintien de l’interdiction du transport de passagers à bord de ces embarcations, afin de limiter les risques d’accidents mortels. Le délai sollicité permettrait ainsi aux opérateurs économiques de remplacer progressivement leurs embarcations, sans compromettre la circulation des marchandises et l’approvisionnement des populations.

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Il convient de rappeler que cette requête vise à concilier les impératifs de sécurité du transport fluvial avec les besoins économiques et alimentaires de la population de la Tshopo. La suite réservée à cette demande relève désormais des autorités nationales compétentes.

Emery Lucky Poya

 

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