L’Union sacrée de la nation appelle à la mise en application des articles 61 et 64 de la Constitution de la République démocratique du Congo afin de mettre fin à ce qu’elle qualifie d’aventure de Joseph Kabila. Cette plateforme politique, qui soutient le président Félix Tshisekedi, entend ainsi mobiliser les dispositions constitutionnelles dans le contexte de la crise sécuritaire et politique qui secoue le pays. L’ancien chef de l’État est aujourd’hui présenté comme étant à la tête du Front pour la Refondation de la Nation, une situation qui alimente les tensions au sein de la classe politique congolaise.
Les articles 61 et 64 de la Constitution occupent une place particulière dans ce débat. L’article 61 énumère les droits et principes auxquels aucune dérogation n’est autorisée, même en cas d’état de siège, d’état d’urgence ou d’autres circonstances exceptionnelles. L’article 64, quant à lui, impose à tout Congolais le devoir de faire échec à tout individu ou groupe d’individus qui prend le pouvoir par la force ou l’exerce en violation des dispositions constitutionnelles. L’Union sacrée invoque ainsi ces dispositions pour défendre l’ordre constitutionnel face à ce qu’elle considère comme une menace pour les institutions de la République.
Cet appel intervient dans un climat marqué par des accusations et des affrontements autour de la responsabilité de Joseph Kabila dans la crise que traverse la RDC. La position de l’Union sacrée traduit sa volonté de voir les institutions compétentes agir sur la base de la Constitution. Toutefois, l’application de ces dispositions doit s’inscrire dans le respect des procédures légales et des compétences reconnues aux différentes institutions de l’État. Les accusations visant une personnalité politique doivent également être distinguées des faits juridiquement établis.
En appelant à l’application des articles 61 et 64, l’Union sacrée place donc la défense de l’ordre constitutionnel au centre de son argumentaire contre Joseph Kabila et le Front pour la Refondation de la Nation. Cette prise de position illustre l’intensification de la confrontation politique dans le pays, alors que la question de la sécurité nationale demeure préoccupante. L’évolution de cette affaire dépendra notamment des décisions des autorités compétentes et des voies retenues pour répondre à la crise dans le respect de la Constitution.
Gracient Martin Mwangala





