La société civile de Kipesé alerte sur un vide sécuritaire dans le sud du territoire de Lubero, au Nord-Kivu. Ce, après le retrait progressif des rebelles du M23. Les forces loyalistes tardent à reprendre le contrôle des villages récemment libérés, ce qui suscite l’inquiétude parmi les habitants.
Les acteurs locaux redoutent notamment la présence d’engins de guerre abandonnés, comme des mines, dans ces zones, représentant un danger pour les populations civiles. Depuis le début de la semaine, les combattants du M23 ont commencé à quitter plusieurs villages qu’ils occupaient depuis plus d’un an. Bien que ce retrait soit un signe positif, il ne suffit pas à rassurer la population.
Jackson Kasonia, président de la société civile, déplore l’absence des Forces Armées de la RDC (FARDC) et des groupes d’autodéfense Wazalendo dans ces villages pourtant déjà libérés.
« L’inquiétude de la population repose sur la non-récupération des villages libérés par le M23. Pourquoi les FARDC et les Wazalendo ne reprennent-ils pas ces zones rapidement ? C’est là que réside la terreur de la population », a-t-il déclaré.
Face à cette situation, la société civile appelle le gouvernement à agir rapidement pour assurer le contrôle effectif des villages abandonnés. Elle demande le déploiement urgent des forces de défense et de sécurité, ainsi que de l’administration locale, pour restaurer l’autorité de l’État et rassurer les habitants. Au-delà de la sécurité, la société civile réclame également que justice soit rendue aux victimes des violences commises dans la région.
« Nous voulons que la justice ne dorme pas. Il faut identifier les responsables de ces crimes graves contre la population », a insisté Jackson Kasonia.
Parmi les villages concernés par ce retrait figurent Kipese, Kitsombiro, Munyakondomi, Ivatama, Ilambula, Luseke et Musimba, tous situés dans le sud du territoire de Lubero.
JC Mbafumoja





