Guerre numérique : les FARDC se préparent aux défis des réseaux sociaux et de l’intelligence artificielle

 

 

 

Alors que les conflits modernes ne se jouent plus uniquement sur le terrain, les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) prennent conscience d’un nouveau front, celui du numérique. 

 

Entre réseaux sociaux et intelligence artificielle, l’armée congolaise se retrouve confrontée à une menace diffuse mais redoutable, capable d’influencer, de manipuler et de fragiliser ses opérations.

 

C’est dans ce contexte qu’un atelier de sensibilisation s’est tenu ce mercredi 6 mai 2026 à l’état-major de la onzième région militaire. Objectif : préparer militaires et personnels civils à faire face à cette guerre d’un nouveau genre.


 

Devant une centaine de participants, le capitaine Antony Mualushayi, directeur de la communication de la région militaire, a dressé un constat sans détour : les réseaux sociaux sont devenus à la fois des outils stratégiques et des failles potentielles.

 

Photos prises sur le terrain, vidéos non contrôlées ou publications inappropriées : autant de contenus susceptibles de livrer des informations sensibles à des groupes hostiles.

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« Aujourd’hui, une simple publication peut compromettre une opération militaire », a-t-il averti.

 

Mais la menace ne s’arrête pas là. Avec l’essor de l’intelligence artificielle, de fausses images, des vidéos truquées ou des messages manipulés peuvent circuler massivement, alimentant la désinformation et la guerre psychologique. Une réalité que le capitaine Mualushayi qualifie de combat invisible, où l’ennemi agit sans se montrer.

 

Face à ces risques, les FARDC durcissent le ton. L’interdiction stricte de l’usage des téléphones dans les zones opérationnelles a été rappelée, tout comme les sanctions prévues par le Code du numérique, notamment l’ordonnance-loi n°23/10 du 13 mars 2023 contre la diffusion de contenus nuisibles.

 

Au-delà des règles, les autorités militaires insistent sur un changement de mentalité. Désormais, chaque militaire est appelé à devenir un acteur de la cybersécurité, capable de détecter les manipulations et d’éviter les pièges numériques.

 

« L’ennemi ne porte pas toujours d’uniforme. Il peut être derrière un écran », a insisté l’officier, soulignant l’importance de la vigilance individuelle dans la protection collective.

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Très participative, la session s’est achevée sur un appel à multiplier ce type d’initiatives. Car dans cette nouvelle ère, la maîtrise de l’information devient une arme à part entière.

 

Emery Lucky Poya

 

 

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