Grand Bandundu : à Wamba, des enfants suivent des cours sous les arbres face à la menace persistante des Mobondo

 

 

 

Dans plusieurs villages du Grand Bandundu, les salles de classe ont laissé place aux arbres. Plus d’un an après le lancement du processus de désarmement, la milice Mobondo continue de semer la terreur et de vider des localités entières dans les provinces du Kwango, du Kwilu et du Maï-Ndombe.

 

L’alerte a été lancée samedi 23 mai 2026 par le député national Garry Sakata. Selon lui, les habitants des villages Mayala, Mbushie, Kishie, Kimpasi, la ferme Mabulu, Centre, Tonton et Mvulabanku ont fui leurs maisons face aux attaques attribuées aux miliciens. Aujourd’hui, plusieurs de ces villages sont totalement désertés.

 

Les assaillants auraient incendié des maisons, ravagé des champs et détruit des infrastructures publiques. Conséquence directe : écoles et services administratifs ont cessé de fonctionner dans de nombreuses localités touchées.


 

Dans le secteur de Wamba, au Kwilu, la situation est particulièrement visible. Faute d’établissements encore opérationnels, des enfants suivent désormais les cours à ciel ouvert, assis à même le sol sous les arbres. Plusieurs écoles de la zone auraient été brûlées lors des violences des derniers mois.

Lire aussi  Kwilu/Accident de route sur la RN1 : 40 morts et 31 rescapés (bilan définitif)

 

« Le processus de désarmement et de démobilisation présente encore d’importantes failles », déplore Garry Sakata. Le député appelle le gouvernement congolais à renforcer les mesures sécuritaires pour restaurer l’autorité de l’État et permettre le retour des populations déplacées.

 

Il exhorte aussi les autorités à agir rapidement pour mettre fin aux violences et rétablir durablement la paix dans les zones affectées. En attendant, des milliers de familles restent déplacées, et une génération d’enfants risque de perdre une année scolaire entière.

 

Emery Lucky Poya

 

 

Lire aussi

Les plus populaires