Vacances scolaires à Mbuji-Mayi : des centaines d’enfants transforment les routes en terrains de football

 

Alors que certains enfants profitent des vacances scolaires pour voyager, fréquenter des centres de loisirs ou participer à diverses activités récréatives, beaucoup d’autres à Mbuji-Mayi (Kasaï-Oriental) n’ont pas cette chance. Faute de moyens financiers, leurs vacances se résument bien souvent à quelques parties de football disputées… en pleine rue.

Depuis la proclamation des résultats scolaires du 2 juillet dernier, plusieurs artères de la ville sont quotidiennement envahies par des groupes d’enfants et d’adolescents qui improvisent des terrains de football sur la chaussée. Une réalité qui traduit moins un simple désir de jouer qu’un manque d’alternatives pour occuper sainement cette période de repos.

Dans une ville où les espaces de loisirs sont rares et où plusieurs anciens terrains de football ont été morcelés ou affectés à d’autres usages, les routes deviennent le seul cadre accessible à de nombreux vacanciers. Pour ces enfants issus de familles aux revenus modestes, partir en vacances ou pratiquer des activités organisées demeure un luxe inaccessible.


Cette situation n’est toutefois pas sans conséquences. Les matchs improvisés sur la voie publique exposent les enfants à des accidents de circulation, perturbent le trafic des véhicules et des motos et provoquent parfois des altercations avec les usagers de la route ou les riverains.

Lire aussi  Presse : Suite au retard observé dans la livraison de la carte aux journalistes, l'UNPC/Nord-kivu menace de se prendre en charge

Au-delà de ces risques, ce phénomène interpelle les autorités sur la nécessité de préserver les espaces publics dédiés aux loisirs et d’investir dans des infrastructures sportives de proximité afin d’offrir à la jeunesse un environnement sécurisé pour son épanouissement.

En attendant des solutions durables, les parents sont invités à veiller davantage sur leurs enfants et à les sensibiliser aux dangers liés aux jeux sur la voie publique, afin que les vacances scolaires restent un moment de détente plutôt qu’une période marquée par des drames évitables.

Jacob Séraphin Nkita, à
Mbuji-Mayi

Lire aussi

Les plus populaires