Le secrétaire général de l’UDPS, Augustin Kabuya, a une nouvelle fois défendu avec fermeté le projet de révision de la Constitution, affichant une détermination sans équivoque à poursuivre cette réforme malgré les critiques de l’opposition.
S’exprimant dimanche 19 juillet 2026 devant des militants réunis au siège de l’UDPS à Limete, Augustin Kabuya a déclaré être prêt à consentir les plus grands sacrifices pour voir aboutir ce chantier institutionnel. « S’il s’agit même de donner ma tête, je suis prêt, mais cette Constitution sera changée », a-t-il affirmé, présentant la révision constitutionnelle comme une priorité politique pour son camp.
À quelques jours de la marche annoncée par une partie de l’opposition contre ce projet, le secrétaire général de l’UDPS a appelé ses militants à ne pas organiser de contre-manifestation. Il a toutefois mis en doute la capacité de mobilisation de ses adversaires, allant jusqu’à ironiser en les invitant à utiliser des drones pour filmer leur rassemblement, estimant que la participation ne serait pas à la hauteur des annonces.
Par ce discours, Augustin Kabuya réaffirme la volonté de la majorité présidentielle de poursuivre le processus de révision de la Constitution, malgré les contestations. Pour l’UDPS, cette réforme ne saurait être remise en cause par les pressions politiques ou les manifestations de rue.
Le secrétaire général du parti présidentiel est également revenu sur les accusations visant la « Force du progrès », groupe régulièrement cité par certains opposants et organisations de la société civile dans des actes de violences politiques. Il a rejeté toute implication de l’UDPS, soutenant que les auteurs de ces actes seraient des individus infiltrés cherchant à ternir l’image du parti.
Ces déclarations interviennent dans un climat politique marqué par une montée des tensions autour du débat sur la révision constitutionnelle. Alors que l’opposition promet de maintenir la pression dans la rue, le pouvoir affiche sa volonté de conserver l’initiative politique et de poursuivre son agenda institutionnel.
Le débat sur une éventuelle modification de la Constitution continue ainsi de polariser la classe politique congolaise, chacun des camps campant sur ses positions, dans un contexte où les appels au dialogue se heurtent à des démonstrations de fermeté de part et d’autre.
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