La ville de Kananga (Kasaï Central), a vécu une ambiance inhabituelle ce mardi 21 juillet.
Alors que les agents de la Police de Circulation Routière, PCR, étaient aux abonnés absents sur plusieurs carrefours et passerelles ce mardi, ce sont les conducteurs de motos-taxis qui ont pris le relais pour fluidifier le trafic.
Des images observées au Grand Marché, à la Gare, à l’avenue Lulua et au rond-point Notre Dame montrent des mototaxis, en train de faire des gestes d’orientation pour permettre le bon passage aux piétons pendant un temps mort des motos et véhicules.
« La police n’est pas là, si on ne le fait pas ça va bloquer. On aide seulement pour éviter les accidents », confie un conducteur au carrefour St Clement.
Cette situation intervient 24h après de vives échauffourées survenues lundi entre des mototaximen, des éléments de la PCR et des militaires de l’Auditorat Militaire du Kasaï Occidental démembré.
Selon des témoins, le différend portait sur des tracasseries et des arrestations de motos sur la voie publique. Le bilan officiel n’a pas encore été communiqué.
Depuis ces incidents, la présence policière sur les principaux axes est quasi inexistante, laissant un vide sécuritaire et de régulation.
Les piétons et automobilistes s’inquiètent de cette absence. « C’est bien que les Wewa aident, mais ce n’est pas leur rôle. Et si un accident grave arrivait, qui sera ténu pour responsable ? », s’interrogent quelques marchands du bord du marché central.
Cependant, le commandement de la PCR Kasaï Central n’a pas encore réagi face à cette absence constatée et qui plonge toute une ville dans l’inquiétude.
Laurent Beya wa Mukaya





