À Kikwit, dans la province du Kwilu, le Projet d’appui pour l’autonomisation des femmes (PAAF) a organisé, ce mercredi 22 juillet 2026, une séance de sensibilisation destinée aux enseignants des écoles secondaires publiques de la province éducationnelle Kwilu 2. L’objectif était de renforcer leurs capacités en matière de prévention et de prise en charge des violences basées sur le genre (VBG) en milieu scolaire.
Au cours de cette activité, les participants ont été outillés sur les mécanismes de gestion des plaintes des victimes ainsi que sur leurs responsabilités en tant que points focaux au sein des établissements scolaires.
« Cette activité consiste à renforcer les capacités des enseignants points focaux dans la gestion des plaintes des victimes, afin qu’ils maîtrisent et comprennent pleinement leur rôle, tout en respectant l’éthique et la déontologie professionnelle », a expliqué Kapia Bilaka, conseiller à la province éducationnelle Kwilu 2.
Les formateurs ont rappelé que les violences basées sur le genre en milieu scolaire englobent les violences physiques, psychologiques et sexuelles commises dans ou autour des établissements scolaires. Il s’agit notamment des viols, tentatives de viol, attouchements non consentis, cas d’exploitation sexuelle impliquant des enseignants ou des élèves, ainsi que du harcèlement et des violences psychologiques.
Les experts du PAAF ont également insisté sur les conséquences de ces violences sur les victimes. Selon eux, les VBG entraînent notamment une baisse des performances scolaires, l’absentéisme, l’abandon précoce des études, des traumatismes psychologiques, l’anxiété, la honte et d’autres problèmes de santé mentale pouvant persister à long terme.
À l’issue de la formation, les organisateurs ont appelé les enseignants à s’engager activement dans la lutte contre les violences basées sur le genre en milieu scolaire. Ils les ont invités à relayer les connaissances acquises auprès de leurs collègues et des élèves afin de renforcer la prévention et de contribuer à créer un environnement scolaire plus sûr et protecteur pour tous.
Emery Lucky Poya





