La coordination provinciale de la société civile, forces vives du Nord-Kivu accuse la rébellion du M23 de poursuivre son renforcement militaire dans les zones qu’elle contrôle, en dépit des engagements pris dans le cadre des initiatives de paix en cours. Cette dénonciation est contenue dans une déclaration publiée mardi 21 juillet 2026 à l’issue d’une réunion tenue à Mangina sur la situation sécuritaire, sanitaire et humanitaire de la province.
Selon cette structure citoyenne, le mouvement rebelle continue de déployer de nouveaux combattants, notamment des militaires ayant achevé leur formation à Chanzu ainsi que des éléments des Forces de Défense Rwandaises (RDF), accompagnés d’une importante logistique. Pour la société civile, ces mouvements témoignent de la volonté du M23 de poursuivre les hostilités sur plusieurs axes, malgré les engagements pris dans le cadre des processus diplomatiques.
« Le M23 continue à se renforcer en déployant des militaires ayant terminé la formation à Chanzu, des militaires RDF avec la logistique conséquente dans les zones qu’il contrôle, prouvant son habituel plan de poursuivre la guerre dans différents axes malgré tous les engagements pris », affirme la déclaration.
La société civile dénonce également les exactions attribuées au M23 dans les zones sous son contrôle. Elle évoque notamment des massacres, des actes de torture, des violences sexuelles, des pillages de ressources naturelles, l’occupation illégale de maisons et de champs, l’imposition de taxes illégales, le recrutement forcé de jeunes ainsi que des assassinats ciblés.
Face à cette situation, la coordination provinciale appelle la communauté internationale à faire appliquer les résolutions 2773 et 2808 des Nations-Unies, à faire respecter les accords de Washington et à soutenir les efforts visant à restaurer durablement la paix et l’autorité de l’État dans l’Est de la République Démocratique du Congo.
JC Mbafumoja
Mots clés : AFC/M23, société civile, Nord-Kivu
Rubrique : sécurité





