RDC : un an après la nomination de ses dirigeants, le FDSU revendique son passage au statut d’acteur opérationnel de l’inclusion numérique

 

Kinshasa, 23 juillet 2026 – Une année après la nomination de ses dirigeants par le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi, le Fonds de Développement du Service Universel (FDSU) dresse un premier bilan qu’il présente comme celui de la transformation d’un établissement naissant en un acteur opérationnel de la politique nationale d’inclusion numérique.

Créé pour financer l’extension de la connectivité et l’accès aux services numériques dans les zones insuffisamment desservies, le FDSU affirme avoir consacré ses douze premiers mois à la mise en place des bases institutionnelles, juridiques, financières et techniques nécessaires à son fonctionnement.

Selon l’établissement, cette phase a permis de structurer sa gouvernance, de consolider son cadre réglementaire, de sécuriser les ressources destinées au Service universel et de définir une stratégie nationale visant à réduire durablement la fracture numérique en République démocratique du Congo.


Parmi les principales réalisations mises en avant figurent l’opérationnalisation des organes de gouvernance, l’adoption des principaux outils de gestion, notamment le manuel des procédures administratives, financières, budgétaires et de contrôle interne, ainsi que la certification des états financiers des exercices 2024 et 2025, présentée comme un gage de transparence et de crédibilité.

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Le FDSU souligne également avoir adopté le cadre réglementaire de mise en œuvre du Service universel, finalisé le premier rapport national sur la couverture des réseaux et des infrastructures numériques, permettant d’identifier les zones blanches et les besoins prioritaires en matière de connectivité.

Sur le plan financier, l’établissement indique avoir rendu opérationnel le mécanisme de perception directe de la redevance du Service universel, assurant ainsi la mobilisation effective des ressources destinées au financement des projets.

Le Fonds met aussi en avant l’élaboration de la Stratégie nationale d’extension de la connectivité universelle à l’horizon 2030 ainsi que le lancement des premiers projets pilotes en partenariat avec les opérateurs de télécommunications et les opérateurs d’infrastructures.

Autre innovation revendiquée : la mise en place d’un modèle de financement reposant sur les subventions ciblées, les infrastructures neutres, la mutualisation des réseaux et le mécanisme des enchères inversées, destiné à optimiser les investissements dans les zones non rentables.

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À moyen terme, le FDSU annonce son ambition de déployer 300 sites de connectivité d’ici le deuxième trimestre 2027. Cette première étape s’inscrit dans un objectif plus large de 3.000 sites à l’horizon 2030, avec l’ambition de permettre à près de 16 millions de Congolais d’accéder aux services numériques.

Pour l’établissement, cette première année marque le passage d’un Fonds prévu par les textes à une institution pleinement opérationnelle, résumant sa démarche par une progression en plusieurs étapes : construire l’institution, sécuriser la gouvernance, mobiliser les ressources, planifier, lancer les premiers projets et s’imposer comme un acteur national de l’inclusion numérique.

« The rest is still being written » (« La suite reste encore à écrire »), conclut le FDSU, qui entend poursuivre le déploiement de ses projets afin d’accélérer la réduction de la fracture numérique sur l’ensemble du territoire national.

Rédaction

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