La synergie des structures citoyennes de la chefferie des Babila-Babombi, en territoire de Mambasa, a annoncé l’organisation de deux journées ville morte, prévues les lundi 3 et mardi 4 août 2026, pour dénoncer la persistance de l’insécurité dans cette partie sud de la province de l’Ituri. La décision a été prise à l’issue d’une réunion tenue ce jeudi 30 juillet, réunissant les différentes composantes de la société civile de cette entité coutumière.
En prélude à ces journées de protestation, les organisateurs prévoient une marche pacifique le lundi 3 août. Celle-ci partira du rond-point Asunya, à Biakato, en direction de Makumo, avant de chuter au bureau du chef de la chefferie à Biakato-Centre.
Selon Zéphanie Kathaliko, défenseur des droits humains dans la région, un mémorandum sera remis à l’autorité coutumière afin de porter les préoccupations de la population concernant la dégradation continue de la situation sécuritaire. Il précise également que les initiateurs de cette mobilisation appelleront les contribuables à observer un mouvement d’incivisme fiscal comme moyen de pression pour attirer l’attention des autorités sur la crise sécuritaire qui secoue la région.
À travers cette initiative, la synergie des structures citoyennes veulent interpeller les autorités compétentes sur les massacres récurrents de civils dans la chefferie des Babila-Babombi et réclamer des mesures concrètes pour restaurer la paix et la sécurité. Les habitants de Biakato, Makumo et des autres localités de la chefferie sont invités à participer massivement à la marche pacifique afin de faire entendre leur voix et d’exiger des réponses efficaces face à la recrudescence de l’insécurité.
JC Mbafumoja





