Le différend foncier opposant la Minière de Bakwanga (MIBA) à certains représentants de la communauté Bakwanga connaît un nouveau développement à Mbuji-Mayi.
Ce vendredi 31 juillet 2026, plusieurs membres de la communauté Bakwanga ont organisé une marche de protestation pour exprimer leur désaccord avec les accusations de spoliation des terrains appartenant à la société minière. Cette manifestation intervient quelques heures après une rencontre tenue à Kinshasa entre le Directeur général de la MIBA, le Dr André Kabanda Kana, et le ministre d’État, ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Guillaume Ngefa Atondoko Andali.
Conduits par leur chef coutumier, Ntumba Diongo, les manifestants soutiennent que les espaces visés constituent des terres ancestrales de la communauté Bakwanga. Ils estiment que leur occupation et leur mise en valeur devraient être considérées comme un levier de développement local, tout en contribuant à renforcer la sécurité dans les zones concernées.
Les manifestants ont appelé le ministre de la Justice à entendre toutes les parties impliquées avant toute prise de décision. Ils plaident pour une approche fondée sur le dialogue et la concertation afin de parvenir à une solution durable.
La communauté Bakwanga sollicite également une mission officielle à Mbuji-Mayi, afin de permettre aux autorités de constater les faits sur le terrain et de recueillir les différentes versions, aussi bien celles des autorités coutumières que de la direction de la MIBA.
Depuis plusieurs semaines, ce dossier foncier alimente les débats dans la capitale du Kasaï-Oriental. Entre les revendications de la communauté coutumière et la volonté de la MIBA de préserver son patrimoine foncier, le règlement de ce contentieux apparaît comme un enjeu majeur pour la stabilité sociale et le développement de la région.
Jacob Séraphin Nkita, à
Mbuji-Mayi





