La criminalité reprend de plus belle dans le territoire d’Idiofa, province du Kwilu. En l’espace de quatre jours, deux cas de meurtres ont été signalés, plongeant les habitants dans la peur et l’indignation.
Selon Arsene Kasiama, président de la société civile, le premier drame s’est produit dimanche entre les villages Elom Esal et Impasi. Un homme, originaire d’Impasi, a été retrouvé mort, le corps portant des traces de mutilation. Son appareil génital aurait été coupé. Une enquête a été ouverte pour identifier les auteurs de cet acte barbare.
Le second cas a eu lieu mercredi. Monsieur Clauvis Kaputa a été tué par des personnes non autrement identifiées à Mibambi. La victime était en mission de service. Employé par le chef de secteur, mais n’ayant pas la qualité d’agent de l’État, il a été pris pour cible dans des circonstances qui restent à élucider.
Pour plusieurs habitants rencontrés, ces crimes traduisent l’effondrement de l’autorité de l’État dans la zone.
« Voilà comment agit la territoriale actuelle. Tout ça, c’est la faute aux politiques qui placent leurs frères pour diriger, des gens sortis du néant », dénonce un cadre local.
Les mêmes voix déplorent et condamnent un tel comportement et appellent à une réaction urgente des autorités.
« Nous demandons au VPM en charge de l’Intérieur de revoir sa territoriale, car tout est par terre, rien ne marche », plaide Arsene Kasiama.
La situation sécuritaire dans plusieurs entités du Kwilu reste préoccupante. Les habitants d’Idiofa espèrent que des mesures concrètes seront prises pour mettre fin à cette spirale de violence et restaurer la confiance.
Emery Lucky Poya





