Le ministre national des Infrastructures et Travaux publics, John Banza, a officiellement lancé, jeudi 3 septembre 2026 à Pont-Kwango, les travaux de construction du nouveau pont Kwango. La cérémonie s’est déroulée en présence du gouverneur de la province du Kwango, Willy Bitwisila, ainsi que de plusieurs autorités politico-administratives et militaires.
Ce projet s’inscrit dans le cadre du développement et de la mise en œuvre du projet du corridor de Banana. Le nouvel ouvrage est présenté comme une infrastructure stratégique destinée à améliorer la circulation des personnes et des biens entre Kinshasa, les provinces issues de l’ancien Bandundu et l’espace Kasaï.
Long de 283 mètres, le futur pont comprendra dix travées, dont une travée en pont-dalle de 13 mètres de portée et neuf travées en poutres en T en béton précontraint, d’une portée de 30 mètres chacune.
Prenant la parole lors de cette cérémonie, le gouverneur Willy Bitwisila a, de prime abord, rendu hommage au président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, pour sa vision et son engagement en faveur du désenclavement et du développement des provinces.
Selon le chef de l’exécutif provincial du Kwango, l’amélioration et la sécurisation de la traversée de la rivière Kwango constituent des enjeux majeurs pour la mobilité des populations, les échanges commerciaux et le développement des activités économiques dans cette partie du pays.
De son côté, le ministre national des Infrastructures et Travaux publics, John Banza, a insisté sur la nécessité de préserver ce futur ouvrage. Il a rappelé que cette infrastructure ne concerne pas uniquement l’État ou le Gouvernement, mais qu’elle constitue également un patrimoine pour toute la nation et particulièrement pour les populations du Kwango.
La construction de ce nouveau pont est ainsi attendue comme une réponse aux besoins croissants de mobilité dans cette zone stratégique, où l’actuel ouvrage assure depuis plusieurs années la liaison entre différentes provinces et espaces économiques du pays.
Selon les responsables de l’Agence congolaise des grands travaux (ACGT), le coût du projet est estimé, à l’issue des études, à 23 millions de dollars américains.
Il convient de noter que la réalisation de cette infrastructure devrait contribuer à renforcer les échanges commerciaux et la mobilité entre Kinshasa, les provinces issues de l’ancien Bandundu et l’espace Kasaï, faisant du pont Kwango un maillon important du réseau routier national.
Emery Lucky Poya





