Mambasa : des hommes armés se réclamant Wazalendo accusés de tracasseries et de violences contre la population à Babila-Babombi

 

Des hommes armés se réclamant des Wazalendo sont accusés de tracasser et de torturer la population dans les groupements Bangole et Bakaheku, en chefferie des Babila-Babombi, territoire de Mambasa, en Ituri. L’alerte a été lancée ce vendredi 4 septembre 2026 par Grace Kakine, défenseur des droits humains dans la zone.

Selon cette source, ces hommes armés auraient instauré une taxe de 2 000 francs congolais et imposeraient également des amendes à certains habitants. Ceux qui résisteraient à leurs ordres seraient exposés à des actes de violence. Grace Kakine affirme que leur présence est notamment signalée dans la forêt de Pamedi, ainsi qu’à Makoko et Makusa, dans le groupement Bakaheku.

« Il y a un groupe de personnes porteurs d’armes en feu qui se réclament être des Wazalendo qui sont visibles dans la forêt de PAMEDI et ceux-ci commencent à imposer même leurs lois et font payer à la population des taxes de deux-mille francs, voilà ce que nous alertons. Ces Wazalendo arrivent même à MAKOKO et MAKUSA dans le groupement Bakaheku pour imposer leurs lois, ils torturent la population et leur imposent même des amendes exorbitantes », dit-il.

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C’est ainsi que Grace Kakine appelle les autorités civiles et militaires à intervenir pour mettre fin à ces pratiques et assurer la protection des civils dans cette partie du territoire de Mambasa, dit-il.

« Ils fouettent même la population. Ce qui constitue des violations graves de droits de l’homme. Nous appelons les autorités militaires de s’impliquer pour barrer la route à ces individus. Et voilà que la chefferie est menacée par les terroristes ADF. La population est abandonnée. Voilà encore un groupe de personnes, des individus qui se réclament au nom de Wazalendo qui sont visibles et ils torturent la population. Nous appelons la population à la vigilance car l’heure est grave », ajoute-t-il.

Cette alerte intervient dans un contexte sécuritaire déjà difficile dans la chefferie des Babila-Babombi, confrontée également aux attaques attribuées aux ADF.

JC Mbafumoja

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