L’affaire Mike Kasenga et consorts donne des soucis depuis qu’elle a éclaté et les médias se sont saisi de la chose.
En effet, les montants indiqués dans le communiqué (démenti) sont de nature à embraser davantage ce qui reste encore de l’honneur du grand Congo. Le communiqué traite de deux dossiers : forages sur le territoire national et lampadaires pour la ville de Kinshasa.
S’agissant des forages, le ministre des finances affirme avoir trouvé un contrat de mille (1000) forages à travers le pays au coût global de plus ou moins 400 millions USD soit 400 mille USD par forage.
Trouvant le prix par forage assez élevé, il dit avoir négocié et obtenu qu’en lieu et place de mille (1000) pour le montant, l’entreprise qui a gagné le marché installe mille trois cents (1300 )forages avec, comme on le voit , un gain de 300 forages. À se demander si la démarche du ministre avait obéi aux normes.
La somme représentant le prix de deux cent quarante et un (241 ) forages a été décaissée depuis, mais l’entreprise n’a pas encore, à ce jour, livré plus de cent (100) forages, le refrain de toujours entonné comme de coutume.
Le cabinet Kazadi se félicite d’avoir fait gagner au pays trois cents (300) forages (sic).
Seulement, il y a lieu de se poser la question si avec le montant de plus de 400.000.000 USD, on ne peut construire que 1300 forages. Ce n’est pas une nouvelle technologie que l’entreprise utilise pour forer et l’on connaît le prix généralement pratiqué pour de tels ouvrages.
En deuxième lieu : les lampadaires. Le ministre affirme également que le gouverneur de Kinshasa a signé un contrat de plus ou moins 14 millions USD pour l’installation de 2.451 lampadaires dans la ville et tous les lampadaires sont déjà à Matadi depuis une année.
Les esprits avertis comprennent sans détour que, les montants de deux contrats révoltent. Il y a Surfacturation. Surfacturation à outrance, une pratique pas différente de détournements décriés.
Or, de l’avis des spécialistes, pour installer une centrale hydroélectrique de grande capacité pour la ville province de Kinshasa, on on n’a pas besoin d’autant d’argent à dépenser pour l’achat et l’installation les lampadaires. C’est ici le lieu de rappeler que le Congo est malade de ses dirigeants, incapables ou complices du mal. Qui alors pour le libérer? La question mérite d’être posée.
Zamenga Odimbale





