C’est une petite cellule qui ne peut même pas contenir vingt (20) personnes ! Le cachot de l’auditorat militaire de l’inspection judiciaire d’Oïcha, au chef-lieu du territoire de Beni (Nord-Kivu) compte actuellement quarante-sept (47) détenus.
Il s’agit essentiellement de certains éléments des FARDC (Forces Armées de la République Démocratique du Congo), accusés de fuite devant l’ennemi, dissipation inutile des munitions, vol simple (…) mais aussi de la Police Nationale Congolaise (PNC) ainsi que quelques éléments Wazalendo. Selon la loi, le délai de détention dans ce cachot ne peut pas dépasser deux (2) jours. Au contraire, parmi ces détenus, nombreux y ont déjà dépassé plus de trois (3) mois, sans même être attendus sur Procès verbal (PV).
Selon leurs témoignages, certains de ces militaires incarcérés n’ont plus des nouvelles de leurs salaires. Tellement entassés, ils trouvent difficilement à manger, apprend ACTU7.CD de sources sûres.
La crainte est que leur santé se détériore vu qu’ils sont asphyxiés dans cette maison de détention avec une odeur nauséabonde.
Des lamentations sont énormes de la part de certains proches de ces derniers. Ils affirment que pour accéder au détenu, ils sommés de payer pas moins de 5000 FC. Et s’il faut qu’il se douche, il faut au moins 3000 FC.
Selon nos sources, dans ce même cachot, il est arrivé un moment où les responsables commençaient à coiffer les détenus au moyens des restes de bouteilles éclaboussées. Elles ajoutent en outre que, quand arrivent les services de contrôle à cette maison de détention, les détenus sont déplacés à un autre endroit pour effacer les traces de cette violation de la loi qui se passe en toute quiétude au chef-lieu du territoire de Beni.
Rédaction





