Lutte contre la criminalité urbaine à Mbuji-Mayi : Publication imminente d’un numéro vert pour la dénonciation des malfrats

 

Un numéro vert sera mis à la disposition de la population dans les jours qui suivent, pour faciliter la dénonciation des cas de vol et de criminalité urbaine à Mbuji-Mayi, au Kasaï-Oriental. C’est le Ministre provincial de l’Intérieur, Sécurité et Affaires coutumières, Patrick Mukendi Makanda Mpinga qui l’a annoncé lors de son intervention dans l’émission Tribune des Auditeurs, présentée ce jeudi 10 octobre 2024, sur la Radio Fondation Daniel Madimba (Fdm), station de radio émettant dans la capitale diamantifere.

À en croire le patron de la sécurité provinciale, cette nouvelle stratégie de dénonciation vise à protéger la population des représailles des inciviques et l’emmener à participer activement à sa propre sécurité.

Le Ministre de l’Intérieur rejette toute prétention de retour de l’insécurité à Mbuji-Mayi, précisant par contre que la ville fait plutôt face à une recrudescence de la criminalité. Pour etailler son argumentaire, Patrick Mukendi Makanda Mpinga a évoqué le caractère intermittent de la criminalité et la permanence de l’insécurité comme divergence entre les deux phénomènes.


« Dans les prochains jours, nous allons annoncer un numéro vert pour la dénonciation des malfrats. Il ne faut pas confondre l’insécurité à la criminalité. Ce sont deux choses différentes. La ville subie la recrudescence de la criminalité et non de l’insécurité comme beaucoup le pensent », a répondu le Ministre à une question lui posée par l’un des présentateurs de l’émission.

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Pour le Ministre de l’Intérieur et Sécurité, la recrudescence de la criminalité sur la ville est liée à plusieurs facteurs, selon des enquêtes sérieuses, notamment la récente libération des prisonniers de la maison carcérale de Mbuji-Mayi, le fonctionnement nocturne des bars et terrasses et le manque de collaboration entre la population et la police de proximité.

À lui de préciser que toutes les dispositions nécessaires ont été prises au niveau de la province, pour pallier à cette problématique qui met en mal la quiétude de la population.

Jacob Séraphin Nkita, à
Mbuji-mayi

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