Insécurité dans l’Est : Le mécanisme de vérification ad-hoc renforcé, lancé à Goma

 

Les autorités congolaises et rwandaises viennent de lancer, ce mardi 5 novembre 2024, le mécanisme de vérification ad-hoc renforcé dans la ville de Goma, chef-lieu de la province du Nord-Kivu, en proie à l’insécurité endémique depuis des lustres.

Le mécanisme est composé de dix (18) officiers angolais, trois (3) officiers de liaison congolais et trois (3) officiers de liaison rwandais. Présent au lancement de ce dispositif, le Ministre rwandais des Affaires étrangères a indiqué que ce mécanisme permettra de vérifier l’observance du cessez-le-feu convenu depuis le 4 août. Un cessez-le-feu qui n’est que l’ombre de lui-même, car depuis plusieurs jours, les rebelles du mouvement du 23 Mars (M-23), avec le soutien du Rwanda, ont ouvert plusieurs fronts et se sont emparés de nouvelles agglomérations.

Les avis des habitants de Goma sont partagés à ce sujet. Si quelques habitants ont émis le vœu de voir les deux (2) parties se parler pour que la paix revienne, certains se disent ne pas être convaincus. Un acteur de la société civile joint par un confrère de la place, a indiqué attendre plus de la partie rwandaise.

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« Nous attendions que le Rwanda nous dise quand exactement et comment il va retirer ses troupes sur le sol congolais, le Ministre n’a rien dit, ils ont parlé de ce qu’ils parlent tous les jours. Le Rwanda joue à l’hypocrisie. Le gouvernement congolais doit aller plus loin et exiger que les RDF se retirent du sol congolais », a déclaré Jean-Claude Bambanze de la société civile de Rutshuru.

Les délégations ministérielles des deux pays seront en session le 16 novembre à Luanda. Occasion pour les deux ministres d’approuver le fameux plan de neutralisation des forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR) et le retrait des troupes rwandaises du sol congolais.

Andy Kambale Matuku

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