Dans la ville de Kinshasa, aucune manifestation de soutien aux FARDC n’est officiellement autorisée ce mardi 4 février. C’est ce que révèle le chef de l’exécutif provincial Daniel Bumba dans un message posté lundi sur les plateformes numériques de l’hôtel de ville de Kinshasa.
À ce sujet, le numéro de la capitale congolaise a appelé la population kinoise à vaquer librement à ses occupations en toute sérénité. Il a également indiqué que la police sera déployée pour faire respecter cette décision.
« Je demande à la population de Kinshasa, tout en gardant une pieuse pensée à nos frères et sœurs de l’Est. De Goma notamment, de ne pas baisser les bras face à la désinformation, de ne pas suivre tout ce qui s’écrit sur les réseaux sociaux , s’il y a une disposition contraire à ce que nous avons pris jusqu’à présent, nous passerons par nous-mêmes ou par nos canaux officiels pour vous en informer. Alors ne vous fiez pas à ces messages, ce n’est que de l’intoxication (…) Nous respectons toujours la mesure que j’ai prise pour suspendre toutes les manifestations publiques. Que chacun puisse vaquer librement à ses occupations, la ville sera ouverte. Les parents peuvent accompagner leurs enfants à l’école (…) Toutes les dispositions ont été prises pour qu’il y ait sécurité et sérénité », a déclaré le Gouverneur Bumba.
Le ministre provincial de l’Intérieur, Thierry Tshitenga Kabuya, et le général Blaise Kilimbambalimba, commissaire divisionnaire adjoint de Police/Kinshasa, ont également confirmé cette interdiction à l’issue de la réunion du conseil provincial de sécurité, qui visait à évaluer la situation sécuritaire dans la ville de Kinshasa.
Bien avant ce message du gouverneur Daniel Bumba, un communiqué selon lequel une journée de ville morte serait prévue ce mardi, a fait vibrer la toile, provoquant ainsi la panique au sein de la population en cette période où la crise sécuritaire dans l’Est du pays perdure.
Frank Kalonji





