Ituri : Montée des tensions, l’armée appelle à la désescalade face à la rébellion de Thomas Lubanga

 

La province de l’Ituri, située dans le nord-est de la République démocratique du Congo, est le théâtre de tensions grandissantes, marquées par des affrontements meurtriers entre les Forces armées de la RDC (FARDC) et les combattants de la Convention pour la Révolution Populaire (CRP), un mouvement rebelle dirigé par Thomas Lubanga. Ces hostilités ont eu lieu les 15 et 16 mai dans la localité de Lopa, située en chefferie des Bahema Baguru, dans le territoire de Djugu.

Les FARDC ont annoncé avoir repris le contrôle total de la zone après deux jours de combats intenses. Selon le lieutenant Jules Ngongo, porte-parole militaire en Ituri, cette avancée a été matérialisée grâce à la collaboration active de la population locale, une synergie saluée par les autorités militaires.

Bien que le calme semble revenir dans la région, les FARDC ont lancé un appel solennel à Thomas Lubanga, ancien chef de guerre et ex-prisonnier de la Cour pénale internationale (CPI), aujourd’hui à la tête de la CRP. Lors d’une conférence de presse tenue le 18 mai, le lieutenant Ngongo a déclaré : « Nous exhortons Thomas Lubanga à renoncer à cette entreprise criminelle. Chaque jeune qui perd la vie dans ces combats représente une tragédie pour l’avenir de l’Ituri. »

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Ce nouvel épisode de violence ravive des inquiétudes quant à la sécurité dans une province déjà éprouvée par des années de conflits communautaires et la résurgence de divers groupes armés. La persistance des milices rebelles fragilise considérablement les efforts de stabilisation mis en place par les autorités nationales.

Au cours de la nuit du 17 au 18 mai, les FARDC ont également réussi à déjouer une tentative d’attaque rebelle contre l’entité de Nyamamba, une localité située au bord du lac Albert, toujours dans le territoire de Djugu. Cette opération, d’après les sources militaires, a permis de repousser les assaillants sans pertes pour l’armée régulière.

Les FARDC accusent par ailleurs Thomas Lubanga d’orchestrer ces actions armées depuis l’Ouganda, où il serait réfugié. Ce sanctuaire à l’étranger lui permettrait de soutenir et de coordonner une insurrection transfrontalière, compliquant davantage la situation sécuritaire dans la région.

PK

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