Depuis le début de la semaine, la toile est agitée par l’annonce de la tenue d’un dialogue intercongolais, convoqué en Afrique du Sud du 3 au 6 septembre par l’octogénaire ancien président Thabo Mbeki.
Parmi les invités figurent Joseph Kabila, Moïse Katumbi, Vital Kamerhe, Eberande Kolongele, la CENCO, l’ECC, etc. À 83 ans, fidèle à lui-même, Thabo Mbeki garde les yeux rivés sur le Congo. Certains observateurs de la scène politique congolaise le soupçonnent d’avoir des visées inavouées. Selon certaines révélations, il lorgnerait encore des carrés miniers, en plus de ceux qu’il détiendrait déjà à travers le pays, jouissant ainsi de la manne dans un État où la pauvreté de la population atteint des sommets.
Mbeki et l’histoire des négociations entre Congolais, c’est du déjà-vu. Alors vice-président d’Afrique du Sud, il avait réussi à mettre Mobutu et Laurent-Désiré Kabila autour de Mandela, à bord de l’Outeniqua, un navire sud-africain, en 1997, peu avant l’entrée de l’AFDL à Kinshasa. En 2003, déjà président, il convoqua le dialogue intercongolais qui déboucha sur la tristement célèbre formule 1+4 dans la gestion du pays. En prime, il reçut des carrés miniers.
Aujourd’hui, à la tête d’une fondation portant son nom, le revoici avec une nouvelle initiative de dialogue déjà rejetée par Kinshasa, qui en a vite décelé les intentions cachées. La RDC, engagée dans plusieurs processus de paix, ne peut se hasarder à une formule floue aux contours incertains.
Il y a peu, le « philanthrope » s’était livré à des critiques jugées infondées contre le Président Félix Tshisekedi. Dans un tel climat, Thabo Mbeki pouvait-il vraiment s’attendre à un oui de Kinshasa à son invitation ? La réponse est évidemment négative.
Zamenga Odimbale





