Depuis tôt ce mardi 2 septembre, plusieurs artères de la capitale congolaise sont placées sous la surveillance renforcée de la Police nationale congolaise (PNC). Objectif : prévenir tout débordement avant le verdict très attendu du procès Constant Mutamba, poursuivi pour un détournement présumé de fonds alloués à la construction d’une prison à Kisangani, chef-lieu de la province de la Tshopo.

Malgré les veillées et prières organisées par ses partisans, la résidence de l’ancien ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Constant Mutamba, a été encerclée ce matin par les forces de l’ordre. Sur place, la police a eu recours à des gaz lacrymogènes et à des tirs de sommation afin de disperser les militants massés devant sa maison située dans la commune de Ngaliema.
L’atmosphère s’annonce tendue alors que le verdict final est attendu dans les prochaines heures. Pour de nombreux observateurs, cette forte mobilisation sécuritaire laisse présager le sort qui pourrait être réservé à celui que ses proches surnomment le « crocodile ».
Dans la zone du saut-de-mouton Socimat, tous les véhicules sont minutieusement contrôlés avant l’accès à la commune administrative de la Gombe, où siège la Cour de Cassation. Ce déploiement policier illustre la forte sensibilité politique de ce dossier, qui suscite déjà de vives tensions.
De leur côté, plusieurs partisans du Parti Nogec dénoncent avec véhémence ce qu’ils qualifient d’« actes de vandalisme » commis lors de l’irruption des forces de l’ordre à la résidence de leur leader, images à l’appui diffusées sur les réseaux sociaux. Ils fustigent également la disparition présumée de Constant Mutamba à seulement quelques heures du verdict.
Frank Kalonji





