Du jamais vu à Kinshasa ! Alors que la rentrée scolaire a déjà eu lieu, plusieurs kermesses, ces activités de divertissement organisées pendant les vacances, continuent de fonctionner dans divers quartiers de la capitale, en dépit de leur interdiction formelle après la fin de la période estivale.
À Limete, 7ᵉ rue, la musique résonne encore comme si de rien n’était. Les animations se déroulent à ciel ouvert, au vu et au su des autorités, dans une indifférence qui frise la complaisance. Pourtant, en cette période de reprise des cours, l’heure devrait être à la concentration sur la science et l’éducation. Mais le constat est tout autre : la confusion règne.
Autrefois, les kermesses avaient une durée strictement définie et ne pouvaient dépasser les vacances scolaires. Tout dépassement était considéré comme une entrave à la loi, et les organisateurs devaient répondre devant les juridictions compétentes. L’ancienne FIKIN faisait figure de lieu par excellence pour ces divertissements, avec des règles claires et des périodes bien établies. Aujourd’hui, les mœurs semblent avoir changé.
Cette situation expose pourtant les organisateurs à des sanctions légales, rappellent certains juristes. Mais encore faudrait-il que les autorités compétentes décident de faire respecter la réglementation.
Zamenga Odimbale





