Sud-Kivu : l’UNICEF tire la sonnette d’alarme face à l’impact du conflit sur plus de 100 000 enfants

 

La dégradation rapide de la situation sécuritaire au Sud-Kivu continue d’avoir de lourdes conséquences humanitaires. L’UNICEF s’est dit vivement préoccupé par l’ampleur des violences en cours dans cette province de l’Est de la République démocratique du Congo, soulignant que les enfants figurent parmi les principales victimes de cette escalade.

Dans un communiqué publié le samedi 13 décembre 2025, l’agence des Nations unies pour l’enfance affirme que l’intensification des combats a provoqué des déplacements massifs de populations civiles. Des centaines de milliers de femmes et d’enfants ont été contraints d’abandonner leurs habitations pour chercher refuge, aussi bien à l’intérieur du pays que dans les États voisins, notamment le Burundi et le Rwanda.

Des déplacements massifs et une situation alarmante


Selon les estimations de l’UNICEF, plus de 500 000 personnes ont été déplacées depuis le début du mois de décembre dans la seule province du Sud-Kivu. Parmi elles, plus de 100 000 enfants vivent aujourd’hui dans des conditions de grande précarité, exposés à de multiples dangers liés aux déplacements forcés.

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L’organisation onusienne exprime une profonde inquiétude quant à la sécurité, à la santé et au bien-être de ces enfants, souvent privés d’accès à l’éducation, aux soins de santé et à une protection adéquate.

Écoles attaquées et victimes parmi les élèves

Le conflit n’épargne pas les infrastructures civiles. L’UNICEF rapporte que plusieurs établissements scolaires ont été pris pour cibles. Au moins sept écoles auraient été attaquées, certaines salles de classe ayant été endommagées ou complètement détruites. Le bilan humain est également lourd : plusieurs élèves figurent parmi les victimes, avec des enfants tués et d’autres grièvement blessés lors des violences récentes.

Des risques accrus pour les enfants déplacés

En situation de déplacement, les enfants sont exposés à des risques majeurs de protection, notamment la séparation familiale, les violences physiques, l’exploitation, les abus sexuels et les violences basées sur le genre, ainsi qu’une détresse psychosociale importante.

« Les enfants ne doivent jamais payer le prix des conflits armés », rappelle l’UNICEF, appelant l’ensemble des parties prenantes à respecter le droit international humanitaire et les engagements relatifs à la protection de l’enfance.

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Une réponse humanitaire en préparation

Face à cette crise, l’UNICEF indique travailler en étroite coordination avec les autorités congolaises et ses partenaires humanitaires en RDC et au Burundi. L’objectif est de déployer une réponse d’urgence centrée sur les besoins des enfants, incluant des évaluations rapides et un renforcement de l’assistance humanitaire dès que les conditions sécuritaires le permettront.

 

JC Mbafumoja

 

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