L’Inspection générale des finances (IGF) indexe la Ligue congolaise pour la lutte contre la corruption (LICOCO) parmi ceux qui « apportent leur soutien à la pègre financière qui ronge le développement financière de la RDC ». Une réaction qui fait suite aux allégations de l’ONG contenues dans un communiqué de presse relayé dans les médias autour du contrôle mené par les inspecteurs des finances dans la province du Lualaba.
Face aux arguments avancés par l’Organisation non gouvernementale, le service de communication de l’IGF, à travers une mise au point à ACTU7.CD, « se demande si la LICOCO et ceux qui font le relais de son communiqué font preuve d’une méconnaissance aggravée des textes qui régissent le contrôle des finances publiques en RDC ».
Pour dissiper tout malentendu, l’IGF invite les intéressés à lire l’article 46 de la loi nº 08/12 du 31juillet 2008 portant principes fondamentaux de la libre administration des provinces. Cet article, lit-on, dispose : « les comptes des provinces et ceux des différentes entités territoriales décentralisées sont soumis au contrôle de l’inspection Générale des Finances et de la Cour des Comptes ».
Dans le souci de persuader la LICOCO, le service de communication de l’IGF brandit l’article 2 de l’Ordonnance numéro 20/137-B du 24 septembre 2020 modifiant l’Ordonnance numéro 97-323 du 15 septembre 1987 portant création de l’IGF dispose, en ce qui concerne les comptes de cette inspection, « l’Inspection générale des finances accomplit toute mission d’enquête, d’audit ou de surveillance des opérations financières, tant en recettes qu’en dépenses du pouvoir central, des provinces, des entités décentralisées, des organismes et entreprises de toute nature ».
Et au service de communication de l’IGF de conclure que « la lecture des textes ci-haut évoqués leur permettrait de se ressourcer afin d’éviter, dans l’avenir, de faire des interventions erronées sur les missions de l’IGF ». Ainsi, l’IGF appelle la LICOCO à « faire preuve de la détermination à combattre les anti-valeurs qui hypothèquent le développement de notre pays comme le fait si bien l’ACAJ, l’ASADHO, l’OPED, l’OSCEP, la LUCHA et autres ONG de développement ».
Selon l’IGF, « la lutte contre les détournements des derniers publics doit être le leitmotiv de toutes les ONG qui se veulent réellement des organismes d’anti-corruption ».
Rachidi Mabandu





