Il a fallu 24 heures pour que le camp Tshisekedi dissipe tout malentendu après la réplique de la Direction de la communication de la Présidence de la République après la déclaration des évêques de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) sur l’organisation des élections en 2023. Le porte-parole de Félix Tshisekedi est intervenu le mercredi 3 mars pour recadrer les choses et éviter un affront avec le prélat catholique.
Tharcisse Kasongo Mwema Yamba Yamba affirme que le communiqué de la Direction de communication présidentielle réagissant à l’appel de la CENCO « est une intervention personnelle. La présidence de la République n’a pas publié un communiqué, sinon il porterait la signature du directeur de cabinet ». Pour lui, « on ne peut empêcher à des personnes à titre personnel d’émettre des avis. Je ne veux pas entrer dans des problèmes de gestion interne ».
Des propos du porte-parole du chef de l’Etat qui ne cadrent guère avec ce que la Direction de la communication présidentielle a écrit dans sa réplique. Pour ce service de communication du Président de la République, « les évêques ne devraient pas charger le chef de l’État sur la question de l’organisation des élections en charge de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) ». Il est allé même loin en accusant la CENCO d’être à la solde de certaines officines politiques.
Mais pour Tharcisse Kasongo Mwema Yamba Yamba « il faut considérer la réaction de la direction de communication de la présidence, comme une précipitation qui n’a pas respecté toutes les procédures pour être mise en ligne ». « Le Chef de l’État n’a jamais nié la nécessité d’organiser les élections en 2023. Le Chef de l’État n’a aucune intention de dépasser ce délai constitutionnel », a-t-il rassuré sur TOP CONGO FM. De même qu’il refuse qu’ « on prête au Chef de l’État des intentions farfelues ».
Le porte-parole de Félix Tshisekedi reconnaît que « les évêques sont libres en tant que citoyens Congolais d’exprimer leurs craintes », il leur « demande de garder leur calme et de faire confiance. Qu’ils laissent le Chef de l’État dérouler son calendrier jusqu’à 2023 ». Pour lui, « il n’y a aucune raison qui peut pousser les gens à douter de l’organisation des élections en 2023 ».
Face à la crainte d’une éventualité de manque des moyens financiers qui pourraient influencer l’organisation des élections en 2023, Tharcisse Kasongo Mwema Yamba Yamba rappelle que « ce n’est pas la première fois que l’organisation des élections en RDC soit confrontée à des questions des moyens ». C’est ce que refusent la CENCO et une catégorie des Congolais qui sentent déjà un glissement au vu du tableau qui se présente actuellement.
Rachidi Mabandu





