Certaines familles ont déjà opté pour l’aménagement des jardins potagers tout autour de leurs parcelles dans la ville de Beni (Nord-Kivu). L’objectif principal est de chercher à subvenir aux besoins primaires.
En cette période de crise sanitaire (Ebola et Covid-19) et sécuritaire (tueries), Monsieur Jean Katsipa, habitant de la ville de Beni, au quartier Kasabinyole, a dit avoir assuré la survie de sa famille grâce à l’aménagement d’un jardin potager.
« Comme nous n’avons plus accès à nos champs, ce jardin m’aide pour la survie. Ici, je pratique la culture de 12 plantes, notamment le taro, le haricot, le maïs, l’aubergine, la canne à sucre, la patate douce et bien d’autres. Avec ce petit jardin, j’assure la survie de ma famille », a-t-il révélé.
Certains jardiniers abordés jeudi 4 juin 2020 par ACTU7.CD ont aussi indiqué faire face à plusieurs difficultés, notamment la divagation des bêtes et le manque d’engrais chimiques pour la bonne croissance de leurs plantes.
Kambale Sirimuhani Degrez, agronome de formation, cite quelques conditions pour aménager un jardin potager.
« Premièrement, il faut que ça soit un espace qui n’est pas fréquenté d’abord par les bêtes en divagation parce que les bêtes consomment plus les plantes. Alors, il faut que l’espace soit d’abord sécurisé, on doit aménager un petit enclos tout autour avec des roseaux, tôles, selon les moyens dont on dispose. Après, il faudra faire la fertilisation qui consiste à apporter des matières nutritives pour les plantes qui vont pousser et la troisième condition, c’est apporter régulièrement de l’eau, techniquement, on appelle ça arrosage. En cette période de crise sanitaire où on est obligé de rester à la maison, c’est très facile d’aménager son jardin et produire », a-t-il précisé.
Un jardin potager, c’est un jardin ou une partie où se pratique la culture vivrière des plantes légumières destinées à la consommation familiale.
Fabrice Ngima, à Beni





