La plupart des artères principales de la ville de Bandundu, chef-lieu de la province du Kwilu, se trouvent dans un état piteux. L’image que reflète la ville de Bandundu, en terme des infrastructures ne semble pas être digne d’un chef-lieu de province, telle que Kwilu, au regard du potentiel qu’elle regorge.
En effet, les grandes avenues de la ville de Bandundu se trouvent dans un état de délabrement très avancé. Après chaque pluie, l’accès à ces avenues devient difficile faute de canaux d’évacuation d’eau. À l’instar de l’avenue Kwango qui part de l’Institut supérieur de commerce de Bandundu, au port Lwani, traversant ainsi le marché et la mairie de Bandundu. Le même constat a été fait sur le boulevard du 21 novembre, tronçon compris entre le rond-point boulevard et le stade du 6 mai, les grandes avenues poto-poto et Wamba dans la commune de Mayoyo.
Face à cette situation, certains habitants du chef-lieu de la province n’ont pas caché leur ras-le-bol à l’Office des Voiries et Drainage (OVD), censé « entretenir la voirie urbaine ».
« La plupart de nos artères sont difficiles à accéder surtout après la pluie. On se demande si l’on était dans un village ou en ville. Nous ne savons pas ce que fait l’OVD ici. Ce que nous voyons, c’est seulement leur gros véhicule faire le transport de sable pour les particuliers, au lieu de faire le travail pour lequel ils sont ici », déclarent-ils.
À la fin de l’année 2020, le FONER (Fonds National d’Entretien Routier) avait financé l’OVD pour certains travaux à réaliser à travers la province. Une somme de cinq cents cinquante mille dollars américains (550.000 USD) avait été décaissée pour la cause, à raison de trois cents soixante-neuf mille dollars (369 mille USD) pour Bandundu seulement.
Le résultat de ces travaux réalisés à Bandundu ne semble pas satisfaire l’opinion au regard de la somme colossale disponibilisée pour la voirie urbaine. Des appels sont donc lancés afin « qu’une solution soit trouvée ».
Patrick Matanga, à Bandundu





