Le Syndicat National des Chefs de travaux et Assistants de la République Démocratique du Congo (SYNACASS) menace de se retirer de la commission paritaire mise en place par le Ministre de l’Enseignement Supérieur et Universitaire (ESU) pour amorcer les négociations afin de lever la grève déclenchée depuis le début de cette année académique, soit le 5 janvier dernier.
Dans une correspondance adressée au directeur de cabinet du Ministre de l’ESU dont une copie est parvenue à ACTU7.CD, le Syndicat National des Chefs de travaux et Assistants de la RDC rappelle « qu’il est la structure qui a annoncé la grève du corps scientifique à travers l’ensemble du territoire national. Le mot d’ordre de grève respecté est le sien » .
Le président national de ce syndicat se dit « au regret de constater que le quota leur accordé viole les accords et le principe d’équilibre par le fait qu’on ne lui accorde que deux délégués sur les 50 revenant de droit au banc Syndical. Le Ministère de l’ESU veut réduire l’influence de leur Syndicat afin de ne pas trouver de réponses aux revendications des CT, Assistants et CPP » , déclare René M’vutu, président national du SYNACASS.
Pour René M’Vutu, le Ministère de l’ESU avance « sans détour vers une année blanche. C’est une volonté avouée d’avancer sans détour vers une année blanche. Il y a lieu de se poser la question : si le Gouvernement réduit sensiblement le nombre de participants d’une structure majoritaire, laquelle détient la capacité de lever la grève sur l’ensemble du territoire national, avec qui veut-il négocier ? Veut-il trouver la solution et mettre fin à la grève ? Et si la grève profitait au Ministre de l’ESU qui, en réalité tâtonne encore dans la mise en œuvre du système LMD ? Sans programme et sans moyen ? A qui profitera l’année blanche ? » , s’est-il interrogé.
Dans un Tweet récent, René M’Vutu accusait le Ministère de l’ESU de vouloir « profiter de la grève » .
Patrick Matanga





