L’administrateur militaire du territoire de Beni, le colonel Ehuta Omeonga Charles, réagissant lors de la messe à l’occasion de l’inhumation des victimes de la barbarie orchestrée par les casques bleus de la MONUSCO (mission de l’organisation des Nations-Unies pour la stabilisation au Congo) dimanche au poste frontalier de Kasindi-Lubiriha ce lundi 1er Août 2022, a dénoncé la complicité des organisations non gouvernementales (ONG) pour la défense des droits humains (DH) dans les tueries des civils par différents groupes armés.
Dans la foulée, le colonel Ehuta Omeonga Charles s’est étonné du fait que ‹‹ Quand c’est la Monusco qui tire sur la population, aucune organisation pour la défense des droits de l’homme ne s’exprime, chose qui prouve avec toute suffisance que ces ONG/DH ne sont pas pour le départ de cette force internationale ››.
Cette autorité territoriale « appelle la population à ne pas se laisser manipuler par qui que ce soit et à laisser le gouvernement faire son travail ».
» nous devons laisser les autorités étatiques faire leur travail. Étant autorité sous état de siège, nous avons besoin de votre témoignage : la MONUSCO a tiré sur les gens ici à Kasindi, quel activiste des droits humains ou de la société civile soit d’une organisation féminine a délié sa langue ? Je pense personne. Cela prouve que ces derniers vivent en faveur de la MONUSCO. La vérité restera la vérité, ils versent notre sang du jour au lendemain pour leur survie, tout est clair et personne ne l’ignore « , indique le colonel Ehuta Omeonga Charles.
Il dénonce par ailleurs ce qu’il qualifie d’une tragédie malheureuse de la part des acteurs de la société civile et des acteurs des droits humains.
» À Beni, ils nous ont parlé d’un crime. Comment quand c’est à Kasindi où on a tué, tout le monde garde silence et personne ne se manifeste pour décrier le crime ? « , S’interroge-t-il.
Dimanche 31 juillet 2022, de casques bleus de la MONUSCO, forçant leur entrée en République Démocratique du Congo, ont tiré à bout portant sur les civils au poste frontalier de Kasindi. Le bilan de cette barbarie fait état de 2 morts et 15 blessés.
JC Mbafumoja, à Beni





