C’est fait ! Le plan d’action national 2024-2028 de contrôle et de gestion des Armes Légères et de Petits Calibres (ALPC) en République Démocratique du Congo (RDC) a finalement été validé par le Gouvernement, à travers le Ministère de l’Intérieur, au cours d’une cérémonie tenue ce mardi 7 novembre 2023 en la salle Capitole de Kin Plaza Arjaan Rotana.
Ce plan d’action très largement préparé par la Commission Nationale de Contrôle des Armes Légères et de Petits Calibres (CNC-ALPC) en partenariat avec le service anti-mines de l’ONU (UNMAS), a été largement vanté par le Vice-ministre de l’Intérieur Jean-Claude Molipe Mandongo, en raison de son « très riche contenu ».

« Ce plan d’action national est le fruit de concertation avec les différentes institutions étatiques consultées depuis une année. Il propose une stratégie et des actions concrètes qui permettront, dans divers domaines, de répondre à la menace que constituent la prolifération incontrôlée et l’utilisation d’armes par les utilisateurs non autorisés (…) Ce 3è plan d’action est conçu pour être un outil de référence pour tous ceux qui veulent voir la paix s’installer durablement dans notre pays », a dit Jean-Claude Molipe Mandongo qui représentait le Vice-premier Ministre en charge de la Intérieur Peter Kazadi.
Une autre personnalité qui a loué à juste titre ce plan d’action, c’est le secrétaire permanent de la CNC-ALPC. Landry Bisidi Tshilombo revient sur ce qu’il pense être l’action la plus phare de ce document.

« L’action la plus phare, c’est le marquage des armes. C’est une opération qui consiste à donner une identité spécifique à l’arme. Cela facilite le traçage d’une arme même en cas de perte, de délit ou d’utilisation abusive. Le Gouvernement de la République est aujourd’hui capable d’identifier et de retracer une arme grâce à cette opération (…) », se réjouit-il.
Entre-temps, l’UNMAS reste focus sur son objectif : « rester aux côtés du secrétariat permanent pour faire vivre ce plan d’action national ».

Ce plan d’action national est chiffré à 74 millions 144 mille 880 USD. Le Gouvernement congolais va supporter une partie du montant, alors que l’autre part sera comblée par des bailleurs de fonds. Une conférence de bailleur est envisagée à ce sujet.
Patrick Nguwo





