Constructions nouvelles aérogares :  la RDC va rembourser 555 millions USD contractés chez Eximbank of China

La RDC va rembourser sa dette de 555 millions USD contractée auprès d’Eximbank of China avec 90% des recettes de Go Pass que va générer l’IDEF de 2021 à 2023. Ces fonds empruntés sous le régime du président Joseph Kabila étaient destinés à la construction de nouvelles aérogares de N’Djili à Kinshasa et de Loano à Lubumbashi.

« Lors de trois prochaines années, les 90% des revenus de l’IDEF serviront à financer le remboursement du prêt auprès d’eximBank of China de respectivement 354 233 241 USD pour la construction de la nouvelle aérogare de l’aéroport de Kinshasa/Ndjili et 201 131 205 USD pour la nouvelle aérogare de l’aéroport de Lubumbashi/Loano. Cette redevance a donc un avenir qu’il nous faut garantir, comme pouvoirs publics », a expliqué le ministre des Transports, Didier Mazenga, répondant mercredi 27 mai 2020 à une question orale sur les affectations de recettes de Go-Pass récoltées par la Régie des voies aériennes (RVA).

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Lors du dernier conseil des ministres, Félix Tshisekedi a fait le constat selon lequel la RDC est condamnée par défaut au paiement de fortes sommes d’argent au niveau des instances judiciaires et des chambres arbitrales internationales. Le chef de l’État a expliqué que « le pays aurait dû éviter de telles condamnations ».


Pour convaincre ses interlocuteurs ministres au cours de cette réunion en télé travail, Félix Tshisekedi a cité notamment les cas de EXIMBANK China et DIG Oil à qui le Congo-Kinshasa doit des sommes colossales d’argent.

Pour mieux défendre les intérêts de l’Etat Congolais, le Vice-Premier Ministre, Ministre de la Justice et Garde des Sceaux Célestin Tunda Ya Kaqende a été chargé de prendre « toutes les dispositions qui s’imposent pour assurer une meilleure défense des intérêts de la République relatifs à tous ces dossiers qui remontent à plusieurs années ». Au besoin, a suggéré le Président de la République, « la partie congolaise peut recourir à des négociations devant conduire à des arrangements à l’amiable pouvant consister à l’effacement pur et simple des créances mises à charge de la République ».

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Rachidi Mabandu

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