Le gouvernement provincial de l’Ituri oppose une fin de non recevoir à la lettre de la direction provinciale du Fonds National d’Entretien Routier sur la reprise des activités de ce service en province de l’Ituri.
C’est ce qui ressort d’une réunion conjointe tenue mardi 7 juillet entre les ministres provinciaux de l’économie, finances et celui des infrastructures et travaux publics, le comité professionnel des transporteurs et le conseil provincial de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC).
D’après nos sources, l’annonce de la reprise des activités par le FONER est un non évènement pour l’exécutif provincial. Celui-ci exhorte la brigade mise en place au sein de la direction des recettes de la province de poursuivre la perception des droits de péage sur toutes les routes de l’Ituri.
Une position saluée par la population iturienne dans son ensemble suite à la vétusté de son réseau routier.
« La province de l’Ituri est en guerre, peut être il faudra le rappeler aux responsables du FONER », dit en liminaire le sulfureux Luc Malembe.
« Ajoutée à l’insécurité généralisée, l’impraticabilite de nos routes que ces gens du FONER tiennent coûte que coûte à confisquer pour se remplir les poches est totalement inacceptable. Aidez-moi à dire aux responsables du FONER que l’Ituri n’a pas comme priorité leurs appetits gloutons », proteste-t-il sur les réseaux sociaux.
« FONER devrait avoir honte de lui-même. Qu’est-ce qu’ils ont déjà fait depuis tout ce temps ? Maintenant que le gouverneur Bamanisa a pris les choses en main, ils veulent l’interrompre ? Est-ce qu’on sera un jour sérieux dans ce pays ? « , s’interroge Henry Tadane de l’association des chauffeurs du Congo, section de Mambasa.
Cette prise de position du gouvernement provincial coïncide avec le lancement des travaux, à Mambasa, de réhabilitation du tronçon routier Komanda-Avakubi long de 300km par l’entreprise Premidis. La bataille entre Bamanisa et le FONER n’a pas encore rendu son verdict.
Andy Kambale Matuku, à Mambasa





