C’est peut-être une dissension au sein du « Groupe de 5 « , cette structure informelle regroupant les communautés qui se considèrent comme victimes des atrocités à Djugu et Irumu.
En effet, une frange de cette structure informelle demande à leur responsable de changer de manière pour réclamer la paix et la sécurité dans les zones touchées par les atrocités.
Dans le viseur des frondeurs, la demande de démission du gouverneur Jean Bamanisa faite par cette structure en marge de la manifestation organisée à Bunia la semaine dernière par cette structure. Pour cette faction, une telle demande devrait plutôt être formulée par des politiciens.
« La demande de la démission pure et simple du gouverneur Jean Bamanisa allait ressortir d’un groupe politique. Mais nous nous sommes étonnés lorsque cette déclaration est sortie d’un président qui gère toutes les 5 communautés longtemps endeuillées par des tueries. C’est ce qui explique la politisation de cette déclaration. Tout ce que nous voulons, c’est le soutien des nos autorités pour que les guerres contre nous cessent ” a souligné Samuel Bugasaki, présenté comme porte parole de ces communautés indignées.
Lors de la manifestation organisée la semaine dernière, le « G5 », structure informelle regroupant les communautés ethniques de l’Ituri qui s’estiment victimes des atrocités en territoires de Djugu et Irumu, a aussi demandé le départ de Jean Bamanisa à la tête de l’exécutif provincial.
Andy Kambale Matuku, à Mambasa





