Affaire Minembwe : Henriette Wamu exige à Azarias Ruberwa un plan de sortie de crise

 

La députée Henriette Wamu Ataminia exige a Azarias Ruberwa un plan de sortie de crise « devant permettre aux communautés autochtones de la province du Sud-Kivu de ne pas être dépossédées de leurs terres ». L’élue de la circonscription de la Funa à Kinshasa a formulé cette demande le lundi 19 octobre lors du débat sur l’interpellation du ministre d’État en charge de la Décentralisation à l’Assemblée nationale.

Du haut de la tribune de l’Assemblée nationale, Henriette Wamu affirme que Azarias Ruberwa s’est toujours présenté comme originaire de Minembwe dans la province du Sud-Kivu. « A ce titre et en votre qualité d’homme politique et ministre d’État en charge de la Décentralisation depuis plusieurs années, vous êtes censés être au courant de l’avis conforme qui a été donné par l’assemblée provinciale du Sud-Kivu en date du 7 octobre 2009, avis conforme portant sur les agglomérations à ériger en villes et en commune dans cette province », a dit la députée.

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Dans son intervention, Henriette Wamu tient à ce que le ministre de la Décentralisation puisse édifier la Représentation nationale sur « la fabrication de la commune de Minembwe alors que celle-ci ne se retrouve pas sur la liste des agglomérations ou communes ayant obtenu l’avis conforme de l’assemblée provinciale du Sud-Kivu comme l’exige la loi sur les entités territoriales décentralisées ». Elle considère que « dès son ascension à l’indépendance, la RDC a connu des convulsions politiques. C’est dans ce cadre que les troupes des Nations Unies ont été déployées dans une mission dénommée Organisation des Nations Unies au Congo (ONUC), l’ancêtre de l’actuelle MONUSCO ».


En 1991, rappelle Henriette Wamu, « les archives de l’ONU faisant foi, l’ONUC a identifié les populations réfugiées dans les plateaux de Mulenge ». Selon ses recherches, « après investigations et renseignements recoupés, l’ONUC a identifié ces populations comme des réfugiés rwandais qui ont fui les atrocités du Mwami Mutara III de la dynastie des Rwaburigi ». « Ces réfugiés rwandais sont arrivés en RDC en 1950 et ont bénéficié de l’hospitalité légendaire des communautés autochtones », soutient Henriette Wamu à l’Hémicycle.

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La députée de la Funa ne s’arrête pas là. Elle fait savoir que « les archives de l’ONUC renseignent que cette organisation des Nations Unies a interdit à ces réfugiés rwandais de se mêler de la politique de la RDC ». Et en vertu de quels principes ces rwandais peuvent aujourd’hui réclamer la propriété d’une partie du territoire qui du reste appartient à des communautés autochtones, s’interroge Henriette Wamu sur cette question qui fait couler encre et salive.

Rachidi Mabandu

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