Prestation de serment des juges : « Le FCC doit comprendre que pour les individus, on ne peut pas bloquer tout un pays » (Paul Muhindo)

Le chef de l’État Félix Tshisekedi a reçu mercredi 21 octobre 2020, le serment de trois juges récemment nommés à la cour constitutionnelle. La cérémonie de prestation de serment s’est déroulée au Palais du peuple à l’absence des Présidents de deux chambres du parlement ainsi que de plusieurs députés du Front Commun pour le Congo (FCC).

Pour le député de l’opposition Paul Muhindo Vahumawa, « le Front Commun pour le Congo doit comprendre que pour les individus, on ne peut pas bloquer tout un pays ». Cet élu du territoire de Beni au Nord-Kivu dénonce par ailleurs, les fausses informations véhiculées au sujet des origines tribales de ces nouveaux membres de la cour constitutionnelle.

« Je crois que ceux qui ne sont pas venus aujourd’hui sont en train de regretter leur absence et nous croyons que la République des hommes forts doit disparaître pour au moins une République de respect des règles et textes de notre pays. On nous avait démontré que tous ceux qui étaient nommés ce n’était que des Kasaiens mais j’ai été stupéfait aujourd’hui d’écouter parmi les nominés, une dame venant du Maniema. Je crois qu’on doit éviter aussi de trop dire des mensonges. La République des hommes forts doit disparaître », a-t-il déclaré.

Lire aussi  Levée de l'État d'urgence sanitaire en RDC : l'Assemblée nationale attend le "plan de sortie" du Gouvernement

A lui de poursuivre : « je suis content d’avoir pris part à cet événement et je crois que tout s’est bien passé. C’est un nouvel air que nous respirons, il faut que les autres comprennent que pour les individus on ne peut pas bloquer tout un pays. Maintenant le pays marche et il faut qu’ils montent dans ce train sinon, ils sont déjà restés ».

Les juges Dieudonné Kaluba, Alphonsine Kalume et Kamulete Badibanga qui ont prêté serment ce jour peuvent
siéger valablement et examiner la requête introduite par les députés et sénateurs du FCC concernant l’interprétation de l’article 58 de la constitution, a estimé le constitutionnaliste André Mbata.

Dostin Eugène Luange

Lire aussi

Les plus populaires