Consultations : « Cette initiative a des préalables à remplir avant d’espérer à sa réussite » (Seth Kikuni)

Dans un entretien mercredi 28 octobre 2020 à ACTU7.CD, Seth Kikuni a laissé entendre que la réussite des consultations politiciennes dépend d’un certain nombre des préalables auxquels le Chef de l’État Félix Tshisekedi devrait obéir.

Selon cet ancien candidat à la présidentielle de 2018, Félix Tshisekedi doit clairement dire à ses interlocuteurs ce qu’il a appris et compris de cette coalition mais aussi ce qui n’a pas marché avec le Front Commun pour le Congo et qu’il veut corriger en appelant les autres.

« (…) La coalition FCC-CACH a été un choix du Président Félix Tshisekedi qui doit être s’assumé. En initiant les Consultations pour refonder l’action gouvernementale, il est dans l’obligation de dire clairement à ceux qu’il entend recevoir ce qui n’a pas marcher avec le FCC », a t-il déclaré.


Et d’ajouter, « c’est maintenant que je croirai à la sincérité du Président. Je vais croire qu’il a un problème et c’est quoi ce problème. Dans le cas contraire, on gardera de lui l’impression de celui qui veut nous embarquer dans un bateau pour légitimer son bilan qui jusque-là est négatif ».

Lire aussi  Nord-Kivu : La cohabitation entre communautés doit être prêchée par les politiques de toutes tendances (Jean-Paul Paluku Ngahanghondi)

Le plus jeune candidat à la dernière présidentielle déconseille à Félix Tshisekedi de lorgner au FCC pour espérer avoir la majorité, car estime-t-il, « c’est avec le FCC que tu as géré tes deux premières années de ton quinquennat et lorsque tu veux le quitter, ça signifie qu’il y eu échec de la coalition ».

« Je n’encourage pas le débauchage. Si aujourd’hui, le Président Félix Tshisekedi réussit à débaucher dans le camp de Mr Kabila, ça signifie que ceux qui quitteront le FCC pour le CACH auront à trahir leur autorité morale. Et celui qui a trahi aujourd’hui, finira par trahir demain, surtout que lorsque vous le prenez grâce à l’argent », renchérit-il.

Pour lui, le Chef de l’État qui avait lui-même choisi la coalition, « alors que nous le lui avons déconseillé », doit en tirer les conséquences.

« Son mandat n’a que 2 ans devant lui. Pour espérer renverser la tendance, qu’il consacre le reste de son quinquennat à l’économie qui sous-tend toute action gouvernementale. Mais avec son budget qu’il a arrêté en conseil des ministres, je reste encore dubitatif », conclut-il.

Lire aussi  Sud-Kivu : Les militants de l'UNC Walungu exigent la "libération immédiate" de leur leader Kamerhe

Josué Mfutila

Lire aussi

Les plus populaires