Lisanga réagissant à la fin des consultations : « L’adoption consensuelle des réformes impératives constitue la seule voie de sortie de crise en RDC »

Lisanga Bonganga est d’avis que « seule l’adoption consensuelle des réformes impératives à mettre en oeuvre constitue la voie idoine de sortie de crise politique que traverse la RDC ». Le coordonnateur de la Dynamique de sortie de crise (DYSOC), qui n’a pas pris part aux consultations menées par Félix Tshisekedi, « réaffirme et soutient que seuls cela se fera entre les trois piliers de la crise »

Dans une déclaration politique dont une copie est parvenue à ACTU7.CD, Lisanga Bonganga, du reste opposant au régime Tshisekedi, explique que « les échanges devront être organisés entre Félix Tshisekedi qui est le Président de la République, Joseph Kabila, autorité morale du Front commun pour le Congo (FCC) et Martin Fayulu, coordonnateur en exercice de la coalition LAMUKA et candidat porté par la même plateforme à la dernière Présidentielle de décembre 2018.

Pour Lisanga Bonganga, la rencontre qu’il souhaite de vive voix entre Tshisekedi, Kabila et Fayulu ne doit pas être organisée par une dès parties prenantes. Mais martèle quelle doit se dérouler sous les bons offices des confessions religieuses traditionnelles avec la facilitation des organisations sous régionales et de la communauté internationale.
Lisanga regrette que les consultations n’aient pas été capables d’obtenir l’implication, en dehors du Président Félix Tshisekedi lui-même, de deux autres piliers à la crise.

Lire aussi  Tshisekedi prend ses quartiers à Pékin en attendant le tête-à-tête avec Xi -Jimping

Lisanga Bonganga se montre inquiet du fait que « cela fait pratiquement un mois que notre pays est pris en otage aux travers de la mise en berne du fonctionnement des institutions au motif de la tenue des consultations initiées et menées par le Président Félix Tshisekedi »
La DYSOC dont il coordonne les activités dit considéré toujours que « ces consultations sont sans objet ». Et pour cause, Lisanga Bonganga cite un nombre des raisons qui justifie cette approche.

Vu de la DYSOC, les consultations achevées le mercredi dernier au Palais de la Nation « n’ont envisagé aucune solution pour résoudre la problématique de la crise de légitimité des institutions née de l’organisation chaotique des élections présidentielle et législatives de décembre 2018 ». Mais également, soutient cette structure dirigée par Lisanga Bonganga, « elles ont éludé délibérément la prise en compte de plusieurs cas de violation intentionnelle et répétée de la Constitution au sommet de l’État ».

Lire aussi  Assemblée nationale : le bureau Mabunda annonce la suspension des plénières jusqu'à nouvel ordre

Analysant froidement ce qu’à été les consultations, Lisanga Bonganga pense que ces assises ont démontré « l’incapacité de leur initiateur à respecter les engagements pris, notamment dans le cadre des accords conclus à Genève avec LAMUKA, à Nairobi avec l’Union pour la Nation congolaise (UNC) et à Kinshasa (GLM) avec le FCC en vue de diriger le pays ». Bien au contraire, poursuit-il, « elles ont incité et entretenu les sorties médiatiques maladroites tendant à distiller dans l’opinion une confusion malheureuse entre les visées politiciennes des consultations menées par le chef de l’État et la mission assumée par les évêques catholiques et protestants ».

Rachidi Mabandu

Lire aussi

Les plus populaires