FEC : En rébellion contre le conseil d’État, le Conseil d’administration conteste la légalité de l’élection d’un nouveau président

 

Le bras de fer persiste entre le conseil d’État et la Fédération des Entreprises du Congo (FEC). Le conseil d’administration de la FEC vient de protester la légalité de l’élection d’un nouveau Président, prévue ce jour par le conseil d’État.

Dans une correspondance transmise ce mercredi 23 décembre à ACTU7.CD, la FEC par l’entremise de son collectif d’avocats représenté par Maître Roger Masamba, brandit les contradictions manifestes entre les initiatives du Greffier en chef et les termes clairs de l’ordonnance ROR 182 qui prévoit un délai de quinze jours pour l’organisation de l’élection ciblée et expirée.

Maitre Roger Masamba explique que l’organe qui est habilité à organiser ladite élection n’est pas le greffier en chef mais plutôt le greffe d’exécution qui semble inexistant. Sur ce, il souligne que « le Greffier en chef viole l’esprit et la lettre de l’ordonnance précitée des statuts et du règlement de la FEC ».


S’agissant de l’élection du successeur d’Albert Yuma Mulimbi prévue ce mercredi 23 décembre, les avocats de la FEC disent avoir appris cette nouvelle à travers les réseaux sociaux. D’où, ils rappellent que la FEC en vertu de ses droits constitutionnels et de la législation régissant les ASBL ainsi que de ses statuts et son règlement intérieur, avait déjà organisé les élections des membres du conseil d’administration et du Président dudit conseil le 26 novembre 2020, lesquels sont présentement en cours de mandat.

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 » La FEC est surprise de prendre connaissance à travers les réseaux sociaux de la diffusion de deux communiqués par le greffier en chef du conseil d’État faisant état de l’organisation en date du 23 décembre 2020 de l’élection du président du conseil d’administration de la FEC à la suite d’un rejet de la requête tendant à obtenir qu’il soit mis fin aux mesures prises aux termes de l’ordonnance ROR 182 (…), Alors qu’à la date de ce jour, cette décision qui aurait été prise sous ROP 186, n’a jamais fait objet d’une signification », lit-on dans le document.

Pour terminer, la FEC signale que la convocation par le greffier en chef du conseil d’État des membres du conseil d’administration de la FEC résidant à Kinshasa est « discriminatoire et vicie tout scrutin s’il en était légalement besoin dans le cadre susdécrit ».

Pour rappel, le conseil d’État a retenu l’opérateur économique Dieudonné Kasembo Nyembo, associé gérant de la société Gecotrans comme seul candidat à la succession d’Albert Yuma Mulumbi à la présidence de la Fédération des entreprises du Congo (FEC) dont les élections sont prévues ce mercredi.

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Dostin Eugène Luange

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